01.10.2008

Lettre sur le commerce des livres… dans l’après Web 2.0

 

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Une contribution de Lorenzo Soccavo*

« Ce dont il s’agit, c’est d’examiner, dans l’état où sont les choses et même dans toute autre supposition, quels doivent être les suites des atteintes que l’on a données et qu’on pourrait encore donner à notre librairie ; s’il faut souffrir plus longtemps les entreprises que des étrangers font sur son commerce ; quelle liaison il y a entre ce commerce et la littérature ; s’il est possible d’empirer l’un sans nuire à l’autre…»
Denis Diderot, Lettre sur le commerce des livres, 1763.



Les librairies face à l’avenir…


Les ventes de CD continuent de s’effondrer. La VOD (Vidéo on demand) progresse.
Symbolisés dans l’esprit des médias et du public par le récent partenariat Hachette (pour le contenu), Fnac (pour la distribution), Sony (pour son dispositif Portable Reader System 505), de nouveaux dispositifs de lecture arrivent dans le commerce.

Si le marché du livre n’opère sa migration numérique qu’aujourd’hui, après le disque, la photo et la vidéo, c’est qu’il n’existait jusqu’à maintenant dans le commerce aucune offre pertinente de dispositif électronique dédié à la lecture. Avec l’industrialisation en masse de terminaux de lecture basés sur la technologie e-ink/e-paper, cela change du tout au tout.
Ces dispositifs reproduisent en effet les caractéristiques de la lecture sur papier.

Dans ce contexte les librairies traditionnelles ont bien du souci à se faire.
Les structures matérielles des librairies : loyers, assurances et personnel lié à la gestion physique des livres pèsent lourd.
Les grandes surfaces spécialisées tirent encore leur épingle du jeu et se développent de plus en plus sur le Web, où les ventes de livres sont en progression constante et allongent la durée de vie des titres, sur le fameux modèle de la Long tail de Chris Anderson.

Une rupture d’usage est actuellement à l’œuvre au niveau des comportements de lecture, de la consultation et de l’achat des livres. Et pas seulement chez les digital natives. Les premiers adeptes des tablettes e-paper semblent bien être la génération des 40-60 ans et plus, grands lecteurs, qui lisent plusieurs livres par mois et en trimballent toujours avec eux. Ils apprécient grandement de pouvoir se déplacer avec une bibliothèque de plusieurs centaines d’ouvrages et de documents, dans un dispositif ne présentant que l’encombrement et pratiquement le poids d’un livre de poche.

Le rapport avec le Web et l’après Web 2 ?


Il est évident ! Très clairement : le commerce des livres va inévitablement devoir se développer sur les modèles du e-marketing qui sont en train de se mettre en place dans l’après Web 2.0.

Traçons synthétiquement l’évolution du Web par rapport à ce qui est véritablement important.
Qu’est-ce qui est véritablement important ?
L’expérience de l’utilisateur.
Dans ce sens, nous pourrions dire que :

  • Le Web 1, c’était de la retranscription.
  • Le Web 2 de la participation.
  • Le Web sémantique, de la simplification.
  • Et le Web 3D sera de l’immersion.


Pour certains, le Web 3.0 serait le Web sémantique. Un Web plus intelligent, ordonnant et appelant grâce à des métadonnées l’information précise, utile pour un internaute X à un moment T.
En fait, il s’agit ni plus ni moins que d’une amélioration inévitable du Web 2.0 : un Web 2.1 pour répondre à la surcharge informationnelle dont nous ressentons de plus en plus les premiers contrecoups.

Le Web 3.0 sera un Web 3D. Celui qui est en train d’émerger de l’univers des jeux en ligne et de l’expérience grandeur nature de Second Life, et qui trouvera son plein épanouissement dans un Web 4.0 : un Web sémantique en 3D, qui au-delà de l’interactivité développera une interface immersive entre avatars et internautes, avatars et avatars, internautes et internautes.
L’écran des écrans disparaîtra.

Vers un Web immersif


De quoi s’agit-il ?
En 2008 la majorité des grandes enseignes travaillent à la virtualisation de leurs boutiques. Ce terme de “virtuel” fréquemment utilisé, engendre cependant la confusion. On entend : “qui n’est pas réel”, alors qu’en fait, virtuel signifie “qui existe en puissance”.
Lorsque les échanges et leurs acteurs sont bien réels, la simulation d'un environnement par des images de synthèse tridimensionnelles n’éclipse en rien leur réalité.

Il s’agit, dans un premier temps, de la modélisation en 3D des boutiques, avant d’intégrer des passerelles entre boutiques réelles et boutiques virtuelles on line.
Essayage virtuel de vêtements ou de paires de lunettes par l’entremise d’un avatar présentant ses caractéristiques physiques et avec son propre visage, ou dans une nouvelle génération de cabines d’essayage se réduisant à un “miroir magique”, se développent et arriveront prochainement.
L’on observe déjà que nombre de marques et d’enseignes développent leurs propres réseaux sociaux sur le Web 2.0, voire une présence sur Second Life.

Demain des librairies dans le Web immersif


Comment serait-il possible que les librairies restent à l’écart ?
Ce serait là leur disparition assurée. Les lecteurs attendent aujourd’hui de pouvoir, à distance, accéder au fonds de leur librairie préférée, de pouvoir y feuilleter les livres de leurs choix, accéder à des informations complémentaires, dialoguer avec le libraire, passer commande, etc.

Comme les autres commerces, les librairies physiques (brick and mortar) devraient parallèlement et rapidement s’équiper de nouveaux outils ayant pour finalité première d’enrichir les expériences des consommateurs. Des sociétés de diffusion/distribution de livres étudient pour l’instant les possibilités d’équiper les librairies de bornes de téléchargements d’e-books et de dispositifs de POD (Print on demand, encore que ces derniers soient particulièrement onéreux, encombrants et certainement antinomiques avec le développement de terminaux de lecture numérique…).

Ce qui est certain c’est que l’e-shopping dans le Web 3D n’aura plus rien à voir avec les achats que nous pouvons aujourd’hui faire sur le Web 2.0. Il se vivra en mode interactif et immersif.

Si nous portons notre attention uniquement sur Second Life nous pouvons déjà y relever : la présence de nombreuses bibliothèques, dont celles des principales universités américaines, des dispositifs de lecture innovants, notamment dans le cadre de la Bibliothèque francophone ; plusieurs îles anglo-saxonnes dédiées aux livres, et notamment une pour les développeurs d’Amazon ; des manifestations littéraires, des conférences d’auteurs au lancement du reader de Sony dans l’espace d’exposition de l’éditeur Ramdom House ; des initiatives pédagogiques, avec de premières expériences d’immersion de jeunes lecteurs dans des univers romanesques…

Le modèle qui se développerait serait celui du cobrowsing : l’internaute se connecte à l’espace 3D, il peut visiter la boutique (librairie, par exemple) telle qu’elle est dans la réalité, il peut échanger avec d’autres clients, et, surtout, il peut demander des informations, des explications aux vendeurs (libraires) présents, soit, part le truchement de leurs avatars respectifs, soit, en visiophonie.
Par ailleurs, l’internaute a la possibilité, depuis la boutique réelle ou depuis sa représentation 3D, d’accéder et de naviguer dans le site Web particulier de la librairie, ou bien dans le Web en général, pour rechercher les informations ou les avis complémentaires qu’il désire (ce système est en train d’être implémenté dans Second Life).
Des avatars robots en nombre peuvent répondre aux questions basiques et orienter les visiteurs. Dans les deux espaces, des interfaces de consultation des e-books, des outils interactifs permettant de constituer des bibliographies, d’effectuer des recherches, d’accéder aux critiques d’autres lecteurs et cetera, sont proposés en accès libre.

Il est indéniable que les développements en cours dans le domaine du e-marketing évoluent ainsi vers la 3D et la simulation, avec, au delà d’une plus grande interactivité avec la clientèle, une véritable évolution de la relation client.
A terme la finalité est de proposer aux consommateurs de véritables environnements immersifs où la perception polysensorielle (visuelle, olfactive, tactile, kinesthésique) enrichira l’expérience, que ce soit sur les lieux de vente, ou bien via le Web à distance, notamment par le biais de l’Internet embarqué (embedded Internet).
La finalité de ces réalités “virtuelles” devant être d’augmenter l’expérience, d’enrichir l’information, en l’occurrence, d’un client potentiel.
Aux nouveaux dispositifs de merchandising du commerce traditionnel et de publicité sur les lieux de vente, la librairie devra ajouter de nouveaux dispositifs de consultation et de téléchargement des livres.

L’interface lecteurs/livres au centre des évolutions en cours

Un groupe de recherche du Conservatoire National des Arts et Métiers : "Interactivité pour lire et jouer", explore ces domaines par le recours aux techniques de la réalité virtuelle, dont les jeux vidéo, il faut bien le reconnaitre, dopent le développement.
Le Laboratoire des usages en technologies de l'information numérique, de la Cité des sciences et de l'industrie, se penche sur les nouvelles pratiques liées aux e-books.
Au sein du nouveau centre Neurospin du CEA, dédié aux techniques d’imageries cérébrales, le professeur Stanislas Dehaene, auteur en 2007 de l’ouvrage de vulgarisation : “Les neurones de la lecture” (Odile Jacob éd.), travaille à mettre en évidence comment la lecture, invention culturelle récente de l’espèce humaine, évolue de sorte à s’adapter au mieux aux aptitudes de nos circuits cérébraux.

De nouvelles interfaces de consultation de textes sont à l’étude : manipulateurs d’e-books, sur le modèle en quelque sorte de la console de jeux vidéo Wii de Nintendo, capables de détecter la position du lecteur et de défiler les pages selon ses mouvements, de lui permettre de consulter plusieurs documents en même temps.
En projetant virtuellement dans un espace immersif en 3D des “pages” à la volée, le lecteur pourrait, comme un oiseau, les survoler et choisir de se poser sur celles qu’il souhaiterait lire en détails.
Il s’agit en somme d’inventer un mode de navigation dans les textes, plus souple et plus libre que ceux des livres reliés ou du Web et de ses périphériques (souris, écran…).

Les nouveaux dispositifs de lecture devraient permettre de mieux adapter l’affichage et l’ordonnancement des textes aux capacités de notre architecture cérébrale, et pourraient, à plus long terme, s’inscrire dans l’épopée de la robotique évolutionnaire, en train… de s’écrire.

Mais où allons-nous ?
En basculant dans cet univers de la dématérialisation, le livre pose, avec une acuité nouvelle par rapport aux anciens travaux de la linguistique, la problématique de la réception des textes.
Le challenge à relever est la mise au point de systèmes d’affichage qui s’adaptent avec la meilleure performance au fonctionnement de nos cerveaux d’animaux-lecteurs.
Si la lecture a évolué depuis les rouleaux de papyrus et la déclamation des textes, les livres imprimés et reliés que nous connaissons aujourd’hui et notre lecture silencieuse, ne sont certainement pas le mode de lecture le plus performant que notre espèce puisse atteindre.
Des projections synchronisées à la vitesse d’acquisition du lecteur de mots par groupes restreints est l’une des pistes à l’étude.
Mais c’est là un autre sujet…

Ce qui est aujourd’hui certain, c’est que les développements du e-marketing dépasseront rapidement, tant les portails Web 2.0, que les bornes de téléchargements d’e-books dont les librairies les plus avancées projettent la mise en place.
D’autant plus que, au-delà la numérisation des œuvres et la commercialisation de terminaux de lecture connectés aux réseaux Wifi ou UMTS, nous évoluons finalement vers ce que nous pourrions appeler une “dématérialisation dure” du livre : une époque où les e-books ne seront même plus téléchargés, mais, simplement lus en streaming dans un écosystème cloud computing.

Trop souvent les professionnels ont tendance à s’arrêter aux micro-initiatives, au lieu d’anticiper les macro-phénomènes.

En attendant, si la librairie indépendante ne prend pas son destin en main et ne part pas rapidement à la conquête de ces nouveaux espaces, les grandes industries de l’entertainment les coloniseront à leur seul profit. Qu’on se le dise.

Lorenzo Soccavo


*Lorenzo Soccavo est Prospectiviste de l’édition, et l'auteur du livre "Gutemberg 2.0 le futur du livre" (2nde édition, M21 Edition - 2008),
son site http://lorenzo.soccavo.free.fr

30.09.2008

Vers un Web 3

Une contribution de Fred Cavazza* (2/2)

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NB : Fred Cavazza nous a aimablement autorisé à publier l'article qui suit et qui est déjà paru sur son site www.fredcavazza.net en 2006 mais qui demeure... d'actualité

A peine le web 2.0 et ses concepts disruptifs commence-t-il à révéler son réel potentiel que l’on commence déjà à parler de la prochaine itération : le web 3.0.

Ce mystérieux web 3.0 est-il une réalité aujourd’hui ? Non, pas du tout. Est-il opportun d’en parler dès maintenant ? Oui, car les fondements d’une ère nouvelle pour les services en ligne sont en train d’être façonnés.

Pour mieux comprendre et appréhender les enjeux de cet (hypothétique) web 3.0, il me semble important de revenir sur les anciens modèles, de les comparer avec les modèles actuels et de se projeter dans un avenir proche.

Web 1.0 : une expérience intégrée

La première version moderne du web, celle que nous avons connu à la fin des années 90 (je fais abstraction des débuts laborieux de l’internet), correspond schématiquement à une expérience intégrée de bout en bout par de gros acteurs.

EXPERIENCE INTEGRE.png

Si nous prenons comme exemple le choix et l’achat d’un produit culturel (livre ou CD), une des expériences les plus complexe en ligne, nous constatons que des acteurs comme Amazon étaient présents sur l’ensemble de la chaîne de valeur :

  • La découverte dans les têtes de rubriques et sous-rubriques ;
  • La validation avec les notes et avis des autres utilisateurs ;
  • L’achat avec la liste de souhaits ou le panier ;
  • Le paiement qui est intégré au site.

Web 2.0 : une expérience collaborative et déstructurée

Si l’on se place maintenant dans la peau d’un internaute averti (les fameux power user), il dispose d’une palette bien plus large de sources d‘informations et de services marchands. Ces derniers sont autant de nouveaux maillons de la chaîne de valeur qui viennent se substituer aux précédents.

EXPERIENCE COLLABORATIVE ET DESTRUCTUREE.png

L’expérience de l’utilisateur tout au long de son achat sera complètement déstructurée :

  • La découverte d’un produit peut se faire sur des blogs ou des réseaux sociaux affilié, sur des moteurs de recommandations comme Pandora ou au sein de communautés d’achat comme ShopWiki ;
  • La validation d’un choix peur se faire sur des portails de social shopping comme Crowdstorm ou sur des sites spécialisés comme LibraryThing (pou les livres) ou Yahoo! Tech (pour les gadgets technologiques) ;
  • L’achat peut se faire sur des boutiques en marques blanches comme celles que propose Amazon ( aStore), eBay ( eBay Stores) ou encore Zlio ;
  • Le paiement peut enfin être déporté sur des systèmes d’encaissement comme ceux de PayPal ou de Google Checkout.

Web 3.0 : une expérience immersive et étendue

En anticipant une montée en puissance de services innovants qui commencent à voir le jour, il est possible d’identifier encore de nouveaux maillons pour une chaîne de valeur qui ne se limitera plus au web.

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L’expérience d’achat de l’internaute sera d’une part plus immersive mais surtout plus étendue à d’autres domaines que le web :

  • La découverte de produits pourra se faire dans des univers virtuels (comme ceux d’ Habbo Hotel ou de Second Life), dans des jeux en ligne (comme dans World of Warcraft ou le Xbox Live) ou à l’aide de widgets (comme ceux proposés par le Dashboard d’Apple ou Yahoo! Widget) ;
  • La validation des produits serait fondée sur des services indépendants qui s’appuieraient sur des systèmes de gestion universelle de la réputation des prescripteurs (comme ceux de BazaarVoice, iKarma ou Rapleaf) ;
  • L’achat pourrait se faire à l’aide d’un mashup marchand comme celui de Cooqy ou à l’aide d’applications marchandes connectées comme le Mozilla Amazon Browser) ;
  • Le paiement pourrait enfin se faire directement au sein du système d’exploitation (en exploitant le futur CardSpace de Vista), sur d’autres terminaux (comme les mobiles à l’aide de PayPal Mobile) ou à l’aide de moyens de paiement qui sont utilisés dans les univers virtuels (en Linden Dollars par exemple puisque des banques vont prochainement proposer des services bancaires dans Second Life).

Et le web sémantique ?

A la base de ces réflexions sur le web 3.0, il y a un article publié sur le NY Times : Entrepreneurs See a Web Guided by Common Sense. Cet article nous décrit le web 3.0 comme un web sémantisé. Vision intéressante mais faussé : il est important de rappeler que les principes (et technologies) du web sémantique n’ont pas attendu le web 3.0 pour se développer et se perfectionner. Voilà de nombreuses années que le RDF est exploité comme meta-langage et que de nombreuses autres initiatives permettent de structurer l’information : pour la syndication, les formulaires, le reporting financier, l’ identité numérique ou encore les microformats.

Sémantiser le web est une entreprise titanesque et il faudra de nombreuses années (décennies ?) pour y arriver, d’autant plus qu’avec les progrès réalisés par les moteurs de recherche ou les bases de données, il est tout à fait possible d’apporter les mêmes bénéfices que ceux cités dans l’article.

Pour finir, rappelons que la couche sémantique de l’information présente surtout un gros potentiel pour les systèmes informatiques, comprenez par là que les utilisateurs (ceux qui sont à l’origine de la révolution du web 2.0) n’y trouvent pas forcément d’intérêt.

C’est pour quand le Web 3.0 ?

Pour l’instant il est encore beaucoup trop tôt pour pouvoir faire une prévision fiable, d’autant plus que ma comparaison ne prend en compte que la facette marchande du web (ce qui est loin de refléter sa richesse). Vous trouverez une version plus grande de ce schéma ici : Web 3.0.

Ce qui est certain par contre, c’est que nous allons progressivement déporter une partie des services que nous utilisons sur le web vers notre poste de travail (à l’aide de widgets ou de RDA) ou vers nos terminaux mobiles. De même, la gestion de notre identité numérique va prendre une place bien plus importante.

Notre mode de consommation de l’information ou des services en ligne va donc s’éloigner du web (et ses pages HTML) au profit de l’internet (et ses applications connectées). Il serait donc plus juste de parler d’internet 3.0 plutôt que de web 3.0.

Je vous donne donc rendez-vous dans un an ou deux pour vérifier si cette prédiction se réalise ou si nous évolueront vers des services encore plus sophistiqués.

Fred Cavazza


Fred Cavazza*
est un consultant indépendant qui anime de longue date le blog www.fredcavazza.net qui traite de l'actualité, des usages et des innovations dans le domaine de l'Internet