15.05.2012

Mobile MegaTrends 2012

Mobile megatrends 2012
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21.12.2009

Le futur digital du Mag

Je trouve cela assez attractif visuellement, un peu moins "gris" et austère que certains e-readers; voir à partir de 1 minute notamment.


15.12.2009

Le Web d'hier à 2050, Anticipation

12.11.2009

Nokia, une vision de la mobilité en 2015

10.11.2009

FUTURE PROSPECTS FOR MARKETING PROSPECTIVE

This article is about whether Prospective, which is spread over a long-term span, could cross-fertilise others fields and specifically Marketing. Marketeers who fail to master all the subtleties related to the understanding of future trends could well be inspired by the art of ‘Prospective’ when it comes to improving their understanding of their clients.‘Prospective’ puts its finger on “what could occur?”, hinges upon strategy and is not inconsistent with Strategic Marketing, since the latter is about answering the following questions: “what can I do about it?, what I am going to do? , and how to do it?” (Michel Godet). To put in the words of Pierre F. Gonod, ‘Prospective’ is systemic, multi-dimensional and transverse. Besides, it has nothing to do with futurology and any comparison of ‘Prospective’ to any form of futuristic planning would be pointless. ‘Prospective’ is not about making up sales forecasts statistically; it is about eliciting a number of potential trends that we could subsequently use in order to build scenarios through the allocation of a probability. This practice is similar to predictive analysis in datamining, whereby one will resort to experience in order to perform patterns modelling (through the use of Neural networks, Kohonen cards, etc.). From a methodology viewpoint, one can find huge similarities between that definition of ‘Prospective’ and that of Market Surveys whereby areas of customer knowledge can be uncovered as we go along.

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05.07.2009

La simulation, industrie phare du XXIe siècle

 

Denis Ettighoffer.jpg

Une contribution de Denis Ettighoffer*

Le Président de la république avait raison de le souligner lors de son discours de Versailles en évitant d’en absoudre quiconque. De droite ou de gauche, durant les trente dernières années nous avons fait pire que nous endetter : nous n’avons pas su trouver des relais de croissance forts ! Une nation ne peut se nourrir des splendeurs technologiques des années passées, elle doit, comme le rappelait utilement le rapport Beffa de 2005, s’adapter au monde qui change. Actuellement le gouvernement s’interroge sur les priorités qu’il doit donner à ses investissements sur des créneaux porteurs et rémunérateurs à moyen et long terme. Des pistes nombreuses seront proposées à l’équipe gouvernementale, certaines plus accessibles que d’autres. On peut souhaiter qu’elle ne se laisse pas influencer pour tenter un coup médiatique intellectuellement séduisant, mais économiquement stérile. Parmi les orientations prometteuses, je souhaite attirer son attention sur les industries de la simulation. Qui dit simulation dit applications de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée. De fait nous parlons d’une « technologie générique ». Pourquoi générique ? Parce que la Réalité Virtuelle peut être considérée comme une technologie de rupture, elle impacte tous les secteurs d’activités connus. La simulation aura en outre de profonds retentissements socio-économiques

En mai 1996, j’écrivais sans grand succès que nous « assistions- sans chercher à en profiter - à la naissance des industries de la simulation qui seraient au XXIe siècle ce que l’automobile avait été au XXe siècle ». Peut-être avons une chance de nous faire entendre aujourd’hui. Nous savons que la société du XXIe siècle fonctionnera dans un univers où le signe simulera le réel. La création de l'illusion va devenir le mode dominant de la compréhension du réel, du sens caché des choses, du partage économique des savoirs et du travail à distance. Les ordinateurs et les réseaux nous permettent de manipuler, de façonner, à moindre coût, le matériau essentiel du multimédia, la virtualité. Grâce aux industries nouvelles de la simulation, l'abstrait devient concret, l'invisible, visible ; l'objet façonné est numérisé et transite longuement dans des ordinateurs avant d'être fabriqué. La simulation est devenue un facteur de productivité industrielle. Dans la fabrication du 777, premier avion de Boeing à avoir été entièrement conçu par utilisation intensive de la simulation, on a évité ainsi la construction de plusieurs milliers de maquettes en aluminium. Ce procédé de maquettage virtuel est aujourd'hui appliqué par Renault qui pratique "l'emboutissage virtuel". Dassault Systems France est un des leaders mondial de ces applications du « PLM »[1]. Dans l’industrie pharmaceutique et chimique, dans la génétique, les découvertes à venir s'appuieront, et de plus en plus, sur de véritables cobayes virtuels qui faciliteront la recherche. L'apprentissage passe par la simulation informatique des faits et des situations passés ou prévisibles. Des scientifiques du monde entier utilisent désormais la simulation pour des recherches sur les rhumatismes, les mutations immunologiques, la vie artificielle. Des ateliers logiciels de la "virtualité" engendrent une nouvelle industrie de composants numériques multimédias. L'enjeu est de faire baisser le coût de fabrication des logiciels-objets en permettant la réalisation de microcomposants numériques interfaçables. Aussi, de même qu'il existe toute une industrie de composants mécaniques et électriques, il existera une industrie de composants, de biens numériques et de simulations d’environnement de travail[2]. La demande se développe de façon considérable. W. Industries, entreprise spécialisée dans la fabrication de virtuality machines, basée à Leicester (Grande-Bretagne), prévoit que la moitié de ses revenus sera le fait d'applications de la simulation pour l'industrie. Grâce à ces fournisseurs de "réalité virtuelle", il sera possible non seulement de réduire le coût des prototypages, mais aussi ceux des études de marchés. Les applications de la réalité virtuelle au commerce électronique favoriseront la vente à distance. Des visiteurs du dimanche se promèneront dans des univers simulés qui présenteront des équipements, des agencements d'appartements, des produits, qui seront parfois encore au stade de l'étude et du prototypage. Grâce à la modélisation numérique, des entreprises téléporteront leurs produits sous forme numérique afin de réduire leurs coûts commerciaux, de stockage et de fabrication. Les applications de la simulation vont permettre d'utiliser des interfaces hommes-machines nouveaux, considérés comme plus naturels et d'utilisation plus aisée que les terminaux traditionnels. L'homme de maintenance du futur n'utilisera pas un terminal classique mais des lunettes spéciales ; elles lui permettront de voir son plan de travail et le graphique de montage de l'équipement sur lequel il travaille ; ainsi que de recevoir des commentaires sonores afin de réparer dans les meilleures conditions. Le bureau virtuel ou digital desk projettera des images des documents sur lesquels on désire travailler. Des capteurs saisissent les mouvements des doigts qui manipulent des objets et des documents simulés. Les espaces de travail partagés à distance font l'objet d'intenses recherches qui facilitent les applications de la téléprésence. De nombreux autres marchés sont en train d'émerger, notamment dans l'enseignement, la téléformation en mode virtuel mais aussi dans les domaines des neurosciences. Les études de cas deviennent des exercices de simulation sur informatique avec le développement des serious games[3]. Le MIT Sloan School of Management a construit avec des données réelles, à partir de l'histoire de la compagnie aérienne disparue People's Express, un grand nombre de modèles prévisionnels. Les étudiants cherchent le scénario qui aurait pu sauver la société. D'autres élèves, chirurgiens ceux-là, utilisent le système Adam développé en Géorgie, Etats-Unis, formidable banque d'images interactives, accessible par réseau, qui leur permet de s'entraîner à la chirurgie virtuelle.

Les représentations simulées de la réalité dans les domaines des loisirs et des jeux interactifs, dont on parle le plus, représentent environ un tiers du marché. Ce qui a longtemps masqué auprès du grand public la multiplicité infinie des applications pratiques de la réalité virtuelle. Bientôt des milliards de clones virtuels, des images de personnages fictifs associés à des personnes réelles vont circuler, étudier, s’informer ou s’amuser dans notre planète numérique au prix d’une consommation matérielle et énergétique minime. Si ce transfert vers les industries numériques n’avait pas lieu, notre demande d’énergie augmenterait de 10% par an pour la seule logistique des transports en général. Les expériences de « présence virtuelle » ou simulée dans ces mondes cybernétiques se multiplient à toute allure. Au rythme actuel, plus d’un milliard d’internautes incarnés par des avatars auront migré dans des univers simulés avant la fin de la prochaine décennie. Les grandes marques s’y affichent déjà et les applications de simulation de la réalité explosent sous des formes les plus diverses ; concerts virtuels, conférences de presse, plan média incorporant des images flash dans des salles virtuelles, ballades dans des catalogues interactifs, téléréunions entre avatars, commerce d’images animées, l’imaginaire est augmenté, incarné par des images sonores et rendues vivantes voire interactives selon des situations envisagées d’avance. Reuters Atrium s’est installé comme agence de presse dans Second Life pour en rapporter les évènements essentiels. Dell y pousse ses usines virtuelles en s’appropriant

Dell Island et IBM y a lancé sa première conférence de presse simulée. Wells Fargo y teste des concepts de banque virtuelle par le biais de jeux financiers afin de former ses futurs cadres. La chaîne de prêt à porter "American Apparel" explore la production personnalisée via son magasin virtuel tout en testant le buzz marketing sur la Toile. Pontiac a lancé un concours d’architectures virtuelles en attendant sans doute de lancer un concours de développement d’une nouvelle voiture. Tout un paquet d’humanoïdes, considérés comme des barjots par beaucoup, sont en train d’inventer la société du futur dans laquelle la France n’investit pas assez. Qui peut encore ignorer qu'une fabuleuse industrie est en train d'émerger ? Industrie qui atteindra son apogée dans les deux décennies à venir et mobilisera un important savoir-faire dans ces différentes filières. L'informatique de simulation nécessitera des expertises et des budgets inaccessibles à beaucoup d'entreprises, Elle implique un savoir-faire et des moyens qui coûtent chers. Il faudra les acheter, acheter de l'ingénierie, acheter de la puissance de simulation à des entreprises spécialisées dans ce type nouveau de facilities management qu’est le cloud computing[4]. Un marché est en cours de formation. Il sera sans doute d'un ordre de grandeur comparable à celui, actuel, de l'automobile pour les régions du monde qui auront su se doter des compétences nécessaires. La question n'est pas : y a-t-il un marché ? La question est : Les entreprises françaises sauront-elles en profiter ?

Denis Ettighoffer

[1] DS fournit un environnement collaboratif 3D dont l’objectif est de concevoir des produits virtuellement, de gérer leur cycle de vie et de simuler les processus de fabrication pour les produire. http://www.3ds.com/fr/solutions
[2] http://www.new3s.com/default.asp?MenuActive=1
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Serious_Game
[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing

*Denis Ettighoffer est consultant en organisation et management , il est spécialiste de l'impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l'innovation organisationnelle.
Son dernier ouvrage "NetBrain Planète Numérique, les batailles des Nations savantes" (Dunod-2008) a reçu le prix du livre de l'économie numérique (voir notre interview autour du livre : Partie I,Partie II).
Il est par ailleurs l'auteur d'un dizaine d'ouvrage parmi lesquels :

L'Entreprise Virtuelle,
Du mal travailler au mal vivre,
- Mét@-Organisations,
- eBusinessGeneration,
- Le Syndrome de Chronos,
- Le Travail au XXIe siècle
- Le Bureau du Futur

 

 

 

18.06.2009

Avoir des Idées pour anticiper le futur

Une contribution de Denis Ettighoffer*

Denis Ettighoffer.jpg

L’ensemble des innovations soumises aux entreprises sont le fait de métissage d’idées, de savoirs, d’expériences ou de transferts technologiques qui ont toutes pour dénominateur commun d’être sorti du cerveau d’un nombre croissant d’individus collaborant ensemble. Le saut créatif dépend moins de la connaissance acquise que de la capacité à poser en permanence sur le monde qui nous entoure un regard de curiosité et de questionnement permanent. Ceci explique pourquoi beaucoup de cadres ou d’experts brillants ne sont pas d’évidence de bons générateurs d’idées : il faut savoir s’étonner de cela. Leur formation fait trop souvent du savoir - de hautes études -  un facteur statutaire, socialement différenciant, mais stérilisant l’innovation et la recherche de l’inconnu. Leur statut les enferme dans l’univers connu qu’ils maîtrisent mieux que quiconque. Un phénomène amplifié par la montée du niveau de formation. La créativité est souvent le fruit de l’expérience pratique, de l’observation « innocente » mais aussi de la confrontation de différents points de vue d’une collectivité. La rigidité de nos structures institutionnelles qui limite leur adaptation à la volatilité des événements est, elle aussi, un terrible handicap. Les dirigeants qui explorent et cherchent des formes innovantes d’organisation ne tardent pas à constater la difficulté d’introduire un concept un peu novateur. Plusieurs dizaines d’années peuvent être nécessaires avant de l’infiltrer dans les organisations, comme ce fut le cas du juste-à-temps. Ce qui revient à rappeler qu’une innovation technologique peut être déterminante mais que ses applications peuvent attendre très longtemps avant de faire bouger une organisation.

Le management moderne va devoir conduire une véritable révolution culturelle pour placer son personnel dans une posture d’adaptation permanente qui ne soit pas uniquement défensive. Un enjeu majeur dans un monde des affaires où il convient de pouvoir être capable, jusqu’au plus haut niveau du management, de conduire des stratégies opportunistes.

Face à des évènements extrêmement complexes et variables, gagner en plasticité et en adaptabilité, est considéré par l’entreprise moderne comme une contrainte organisationnelle forte. Mais cet objectif reste trop souvent perçu par le personnel comme un événement momentané qui trouble un instant le cours tranquille des choses et non comme un changement nécessaire de posture intellectuelle pour faire face à un état de perturbation permanent. Les problèmes pratiques touchant à la requalification des organisations s’inscrivent dans un espace de négociation quasi-nul compte tenu de contraintes juridiques d’autant plus fortes que le personnel et leurs représentants craignent tout changement comme la peste. Ils craignent d’y perdre de l’activité ou carrément leur travail. Comble de l’absurde, face à cette impréparation, à ces résistances internes compréhensibles, ce ne sont généralement pas les innovations organisationnelles anticipatrices qui font bouger les entreprises mais les adaptations brutalement imposées par les marchés. Elles renvoient dos à dos des protagonistes qui ont tout à perdre ensemble face au caractère inopiné et parfois violent des changements de conjoncture. Notre histoire industrielle et économique est parsemée de ces terribles défaites collectives : ce n’est plus du gagnant- gagnant mais du perdant-perdant. Aussi devons-nous nous imprégner des stratégies à envisager pour être plus fertiles que nous ne le sommes aujourd’hui. De savoir si nous sommes « fleur » ou « abeille », c’est à dire générateur d’idées ou pollinisateur ? La planète numérique sera le lieu où seront mieux connue les multiples innovations des entrepreneurs qui, malheureusement, n’ont pas toujours la possibilité ni les capacités à les faire connaître au delà de leurs périmètres d’influences traditionnels. Avoir des idées et le faire savoir devient un aspect de la notoriété de son entreprise, de sa ville et - pourquoi pas - de sa région. Reste à faire germer des idées avec des acteurs et dans les endroits ou les circonstances les plus inattendues. Peut-être pourrions-nous nous inspirer et adapter la méthode du « happening » festif choisie par la ville de Singapour ? En novembre 2002, elle mobilisait quelques 8000 habitants durant une semaine dans un même lieu, pourquoi ? Pour chercher des idées. Sur quoi ? Eh bien sur tout, c’est tout ! Ce challenge consistant à inviter des gens à imaginer des idées sur des tas de sujets au choix est désormais inscrit au Livre Guinness des Records. Plus de 800 000 idées ont été proposé durant cette semaine. Bien sur, elles sont inégales, bien sur, elles ne seront pas toutes mises en pratiques. Mais imaginez les liens sociaux qu’ont permis ces libres séances de remues méninges ?! Toutes les personnes présentes ont vécu une expérience unique faite de stimulation, d’émulation bon enfant. Une sorte de voyage dans l’imaginaire à la fois individuel et collectif bien moins frustrant que des réunions pseudos rationnelles que nous vivons dans nos entreprises.

Créatif, le mot clé qui faisait déjà fureur début des années 70 revient en force avec ses ateliers de créativité. Savoir faire phosphorer ses équipes semble être l’impératif du moment. Il s’agit de se démarquer de son concurrent, de résoudre intelligemment et surtout économiquement des problèmes parfois complexes comme celui consistant à trouver un ingénieux système de portage des matériaux sur les piles du pont de Millau en France. Des concours d’idées mobilisant des régions entières, des quartiers ou des villes vont entrer dans la compétition des idées qui enrichissent l’expérience, apportent des économies d’énergies, répondent à des problèmes pratiques. Sous l’impulsion de son maire, la ville de Malaga a lancé un groupe de créativité associant plusieurs acteurs comme des entreprises, des investisseurs et des scientifiques (un « brainet » intitulée e-27, composant  un groupe de réflexion en réseau) afin de développer un important complexe scientifique et technologique dans la région Andalouse. Financé pour l’essentiel par le secteur privé, il a permis la création de 9 000 emplois très qualifiés depuis sa création en 1992. Le projet e-27 aura pour vocation d’attirer les talents les plus brillants dans cette nouvelle Silicon Valley voulu par son maire. Que ce soit dans l’ameublement, l’automobile ou l’équipement des habitations il devient indispensable d’investir en recherche & développement pour trouver des concepts, des composants, des matériaux, des couleurs qui participent à la différenciation positive de leurs produits. Les chercheurs, les designerssont mobilisés pour contribuer à ces objectifs afin de contourner cette concurrence par les coûts. Sous la houlette d’Alessandro Mendini, directeur artistique de la marque Swatch, des designers venus du monde entier travaillent durant quelques mois pour apporter des idées originales. Ces architectes, ces designers, viennent se frotter à un sévère cahier des charges pour faire tenir des idées brillantes sur un cadran de montre. Un objet très ordinaire soumis à une forte concurrence. Imprégnés de différentes cultures, de différentes histoires, chacun de ces créatifs participent à la sublimation de cet objet en échangeant par la même occasion avec des groupes d’experts de toutes origines. Ici, la grande originalité de Swatch est d’avoir démontré que plus que son savoir faire industriel ce sont les idées venues du monde entier, venues de métiers et de cultures diverses qui ont fait le succès des collections de la marque. La créativité doit devenir une œuvre, une posture collective, un acte participatif à la vie sociale et économique. Pour Schumpeter c’est l’innovation, le lancement de grands projets relayés par les investisseurs qui vont déclencher la reprise, enclencher la phase de retournement de la conjoncture, relancer l’économie et donc la consommation. Mais cela ne vaut que pour les gens, les entreprises ou les nations qui ont des idées, des projets. On les attend ! Plutôt que des gestionnaires, des élites consanguines, des tueurs d’idées. Les idées, ça vient avant l’innovation. Non !?

 

Denis Ettighoffer

Pour connaître les méthodes de gestion des jardins d’idées vous pouvez vous procurer le chapitre “Anticiper, le futur a de l’avenir !” du livre “Netbrain, les Batailles des Nations Savantes” (éditions Dunod 2008) premier prix du club de l’Economie Numérique. Il est accessible ici http://www.ettighoffer.com/fr/livres/formnetbrain.html Ce chapitre traite spécifiquement de la création d’un capital immatériel et de sa valorisation dans les entreprises en s’appuyant sur leurs ressources humaines. Il vous est offert par le groupe IGS (Institut de Gestion Sociale), leader européen dans la formation aux métiers de la gestion des ressources humaines.

 

*Denis Ettighoffer est consultant en organisation et management , il est spécialiste de l'impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l'innovation organisationnelle.
Son dernier ouvrage "NetBrain Planète Numérique, les batailles des Nations savantes" (Dunod-2008) a reçu le prix du livre de l'économie numérique (voir notre interview autour du livre : Partie I,Partie II).
Il est par ailleurs l'auteur d'un dizaine d'ouvrage parmi lesquels :

L'Entreprise Virtuelle,
Du mal travailler au mal vivre,
- Mét@-Organisations,
- eBusinessGeneration,
- Le Syndrome de Chronos,
- Le Travail au XXIe siècle
- Le Bureau du Futur

10.07.2008

Regard sur la France

Iconoclaste.fr créé et animé par René Duringer (smartfutur) se proposait dés 2007 de publier tous les mois des interviews d’agitateurs d’idées, d’électrons libres, d’individualités de tous horizons qui réagiront à une trame d’interview.
Je m'étais prété au jeu :
 
 
Iconoclaste - 3 idées reçues du moment qui vous insupportent le plus en ce moment ? [vie politique, société civile, monde de l’entreprise, arts, mondialisation, réchauffement climatique, technologies, progrès, évolution des emplois, rôle des femmes, justice, etc]

Denis Failly -3a613593d6a6248477dc13ed88dc342f.jpg Le sentiment de redondance sans fin des discours, ouvrages, personnalités médiatiques dont une majorité racontent peu ou prou la même histoire.
- Le déséquilibre entre des discours de l'ultra performance, de l'instaneïté, du consommable et du tout tout de suite au détriment parfois d'une pensée et d'une réflexion loin des poncifs et des recettes toutes faites.
 

Iconocaste - Ce qui contribue le plus à la pensée unique en France : pouvoir des médias ? télécratie ? la disparition de l’esprit critique ? un manque de compréhension du monde ? une société paternaliste ? un fonctionnement en vase clos ? une aliénation volontaire ?

Denis Failly - Un système de pensée obsolète dont nous sommes les héritiers et encore trop les « passeurs » ou du moins peu adapté au monde qui vient, cette société de la connaissance qui n'a que faire des savoirs sédimentés figés voire « morts » enseignés dans nos systèmes de formation, mais qui conditionnent encore et toujours nos actes et nos décisions dans l'entreprise comme ailleurs.
- Une société de la peur régit par un mode du « control and command » qui trouve face à elle une société de défiance (consommateurs, citoyens...) plus informés, moins serviles moins inscrite dans une logique « top down » et qui veut s'inventer elle même (participative, collaborative, auto productrice), à distance du diktat des Politiques, des administrations, de l'Entreprise paternaliste encore ancrée dans l'ère industrielle, des marques et des médias de masse dans une société zappeuse et en fragmentation.
- Une société de la reproduction des élites (tout type) peu apte à se remettre en question, avec un faible goût du risque et un préférence pour les rentes de situation.


Iconocaste - En France ce qui est incertain est anxiogène alors que dans d’autres cultures le changement, le rebond ou l’obsolescence sont perçus positivement. D’où vient ce goût génétique de l’immobilisme & de l’invariant ?

Denis Failly  - Historiquement, culturellement, philosophiquement nous sommes les héritiers des Monarchies, de l'Empire, où ce qui est durable, viable soi disant est inscrit dans le marbre.En témoigne les édifices séculaires, les monuments à la gloire de...
L'esprit de conquête qui rime avec prise de risque a certes existé (guerres Napoléonnienes, colonisation...) mais principalement à l'extèrieur du territoire français.
Notre rapport à l'espace et au temps s'en trouve différencié par rapport à celui des orientaux ou des asiatiques par exemple.

Enfin notre système philosophique hérité notamment de Descartes nous a figé dans une vision par trop binaire, analytique et déterministe qui nous fait cloisonner les connaissances , les disciplines et donc les métiers, les fonctions, les talents, les modes de recrutement, les projets, les Intelligences.quand bien même aujourd'hui les Sciences ou même la géopolitique par exemple nous montre combien le monde est complexe, transverse, multi-dimensionnel, probabiliste et non enfermable dans la cage mutilante (réductionnisme) des équations. (Physique non linéaire et quantique, chaos, ...) et des taxonomies habituelles.

D’Aristote à Auguste Comte en passant par Descartes nous gardons donc ancré en nous l’héritage (formatage ?) des critères de la scientificité d’une connaissance :
• Hypothèse ontologique : les phénomènes connaissables ont une réalité extérieur à l’observateur
• Hypothèse déterministe : principe de causalité et invariance des lois auxquels sont assujettis les phénomènes
• Réductionnisme : diviser en autant de parties qu’il se peut
• Principe de raison suffisante (logique déductive): exemple du syllogisme qui fonde une conclusion sur deux propositions posées comme vraies (tous les hommes sont mortels, or Socrate est un homme, donc Socrate est mortel).

Iconocaste -3 thèmes hyper tabous en France qu’il semble impossible d’aborder dans un débat de la société civile ou dans la gestion d’une entreprise ?

- Argent
- Moeurs
- Le recours à un regard extèrieur, distancié et non spécialiste pour un projet ou une prise de décision


Denis Failly  - 2 ou 3 noms d’iconoclastes qui vous viennent spontanément à l’esprit depuis 3000 ans ?

Léonard de Vinci, Teillard de Chardin, Martin Luther King, Stephen Hawkins, Edgar Morin, Bouddha,


Iconocaste - La France en 2015_2020, vous l’imaginez comment ?

Denis Failly  - Je me placerais plus d'un point de vue des TIC de l'entreprise et des modes de collaboration.
J'aimerai l'imaginer la France désclérosée, innovante, « ubimédia » intelligente collectivement.
Mais est ce la fin des états nations ? Et la pertinence de parler de la France comme entité indivisible, géographiquement défini avec une autorité politique supplantée par des méta décisions (Europe Monde...) qui la dépasse, est aussi posée
Des sphères de co-prospérité collaboratives, partageables à des échellons plus internédiaires se mettront en place, des régions, des pôles d'activités, des universités, des individus...inter-reliés se passeront des frontières et des autorités traditionnellement définis pour apprendre, communiquer, enseigner, se rencontrer, travailler, faire de la Recherche, faire du business...dans un vaste réseau/cerveau planétaire pervasive ou le luxe sera de pouvoir être « débranché ».
Nous pourrons être potentiellement le « partner » de quelqu'un n'importe où n'importe quand...
Les strates traditionnelles et les carcans auront sautés, la longue traîne des talents ignorés par manque d'audace et de prise de risques verront de nouveaux possibles s'ouvrir.
Nous prendrons nos distances avec les soi disants experts bouffis de certitudes et nous laisseront une plus grande place aux créatifs, innovants en dehors des clones formatés issues des traditionnelles filières que nous connaissons.
Une France de l'imaginaire apte à traduire efficacement ce bouillonnement pour faire avancer les individus, la société, voire même une certaine idée de civilisation. Il ne s'agira donc pas d'une réverie comtemplative...
Une nouvelle « écologie de l'esprit » se révelera peut être avec les quelques caractéristiques et questionnement suivants :
- Penser la réticularité c'est-à-dire plutôt une pensée réseau / pensée rhyzome » qu’une pensée binaire, unipolaire…
- Une prise de conscience de l’inter – dépendance des systèmes (biosphère, sociosphère, noosphère) dont l’équilibre est fragile ou à (re)conquérir mais dans tous les cas à cultiver et préserver.
- La prise en compte de la dimension hologrammique ou fractale d’un univers (nature, humanité, projet…) où la partie à conscience du tout et inversement.
- Une quête de sens et une forme de spiritualité autour d’un certains nombre de questions dont trois qui s’enchevêtrent;
  • Qu’allons nous faire de notre vie ?
  • Qu’allons nous faire de notre espèce ?
  • Qu’allons nous faire de notre planète ?
- Un besoin d’Ethique et de pensée réflexive non plus sur le « comment » des choses mais le « pourquoi ».

Mais puique qu'il faudra raisonner non plus nation, france, mais « Monde » les menaces dont nous connaissons les germes pathogènes seront innombrables (terrorisme, guerre énergétique, rareté de l'eau, problémes écologiques, migrations de survie des plus pauvres, guerre de l'information, éthique et respect de la vie privée...).
Effectivement en univers incertain, complexe et flou on ne peut qu'imaginer et non prévoir (le grand verbe du 20ème siècle), la voiture monde fonce à toute allure, phares étéints mais qui a légitimité à prendre le volant ?
Dans tous les cas quelques soit nos fonctions, statuts, activités, niveaux de décisions nous sommes tous concernés alors sortons de nos bulles.


Iconocaste - Un DADA sur lequel vous aimeriez développer des propos « iconoclastes » en 2007 [2008] par rapport au votre domaine d’activité, vos passions ou vos convictions ?

Denis Failly  -
La fertilisation croisée avec d'autres disciplines (Sociologie, Sciences...) que la mienne pour renouveler, enrichir et développer le Marketing; le management, l'entreprise du 21ème siècle qui replace l'homme dans cet écosystème qui reste à inventer.

25.05.2008

MetaDrivers à l'horizon 2020-2050

Quels sont les 10 méta drivers qui pourraient avoir un impact profond sur le monde entre 2020 et 2050 ?
Retrouvez les contributions (dont la nôtre) initiées, propulsées et rassemblées par René Duringer fondateur de Smartfutur


05.05.2008

Forum de la prospective

Forum de la prospective le Jeudi 5 Juin à la bourse de Commerce de Paris à l'occasion du 3ème TEC Paris Ile de France

Edito par Eric Seulliet

"En route vers l'entreprise du futur
Quelles sont les grandes tendances qui vont bouleverser les entreprises dans les prochaines décennies ?
On ne prend pas grand risque à dire que pour affronter les défis à venir, l'entreprise du futur devra être collaborative, agile et hyperréactive.
On pourrait épiloguer à l'envie en disant que l'entreprise du 21ème siècle doit mettre en oeuvre l'innovation participative, l' intelligence collective, la coopétition,... qu'elle doit se déployer en réseau, valoriser l'immatériel, s'inscrire dans l'économie de la connaissance, etc.
Mais tâchons de dépasser ces injonctions. Ce ne sont souvent guère plus que des mot-clés venant ennuager l'atmosphère de tout colloque destiné aux entreprises.
Notre Forum de Prospective a trois ambitions :
- apporter des éclairages sur ce que ces tendances naissantes signifient concrètement pour les entreprises
- mettre en perspective ces évolutions : voir comment elles s'interpénètrent pour mieux dessiner les nouveaux contours de l'entreprise du futur, voir ce qu'elles signifient plus globalement dans les relations de l'entreprise avec ses collaborateurs, ses partenaires, ses clients, et au-delà dans sa place dans la société
- indiquer aux entreprises comment se préparer à ces évolutions tant managériales que technologiques.

Alors, si vous voulez embarquer avec nous dans ce voyage vers le futur, vous êtes les bienvenus dans notre Forum !
Ensemble, fabriquons le futur."

Eric SEULLIET
Président F@brique du Futur
Président du cycle Forum de la prospective

14.04.2008

Prospective, cartographie intuitive

Autour de la prospective par René Duringer (Smart Futur) et de son caractère protéiforme en univers incertain et complexe (Pierre Massé l'un des fondateurs de l'école Française de la Prospective avec Berger, Jouvenel...), parlait déjà d'Indiscipline Intellectuelle). voir aussi mon article Perspective d'une prospective client

 

21.03.2008

Tendances 2008 et +

Un document en PDF rédigé par René Duringer fondateur de Smart Futur et animateur du groupe Yahoo Futur prospective

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Cliquez dans l'image pour accéder au document

 

 

11.01.2008

Web TV de l'innovation

Orange lance aujourd'hui sa Web TV de l'innovation, comme vous l'aurez deviné on y parle des Technos et services Orange en développement ou à venir. Mais comme nous sommes aussi des gens de veille et curieux, ca vaut le coup d'y jeter un oeil.

Les vidéos  sont réparties en :

Univers / contextes dans lesquelles s'inscrivent ces innovations :

  • Maison
  • Mobilité
  • Bureau
  • Santé
  • Divertissement

Ainsi qu'en chaîne thématiques dont :

  • E-santé
  • Modes de vie
  • Rendez vous de l'innovation
  • Coins du Tecnophile
  • Paroles de chercheurs
  • La grande histoire de l'innovation
  • etc

 

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23.11.2007

Prospective personnelle et méthode des scénarios

Il y a toujours une alternative – découvrez et façonnez votre avenir
Ute Hélène von Reibnitz


ECONOMICA Paris, 2007

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Présentation de l'éditeur
Qui ne rêve pas de prendre sa vie en main et d'en devenir le PDG ? Façonner son avenir à chaque phase de son existence, soit au début de sa carrière, pour gérer des grands changements, soit à sa retraite, est une tâche essentielle.
Ce manuel de prospective propose la méthode des scénarios pour mieux gérer sa vie et pour relever les défis d'aujourd'hui et de demain. La prospective individuelle aide à découvrir les possibilités de l'être humain et à lui ouvrir des espaces quand il se croit dans une impasse. Trois personnages (une étudiante, un manager au milieu de sa vie et traversant une crise professionnelle et un entrepreneur proche de la retraite) accompagnent le lecteur dans ce voyage fascinant vers l'avenir.
Cet ouvrage stimule l'envie d'avenir et offre des moyens pour devenir le créateur de sa propre vie.

 

 Quelques mots de l'auteur

 

Denis Failly - En quoi la démarche prospective peut -elle s'appliquer à nous même (une "self foresight" en quelque sorte) dans notre propre cheminement personnel ?

Ute Hélène von Reibnitz - La prospective nous donne des moyens pour nous analyser et anticiper nos environnements futurs. Elle nous inspire pour forger notre propre avenir en dehors des sentiers battus.

Denis Failly - Quelle sont les phases clefs de cette démarche, est-ce une méthode, une boîte à outils ?
Ute Hélène von Reibnitz  - Cette démarche est une méthode avec des étapes clairement définies. Les phrases clefs sont :

  • S’analyser soi-même avec sa raison d’être, sa vision, ses valeurs, ses objectifs, ses forces et faiblesses
  • Analyser son environnement personnel et professionnel d’aujourd’hui
  • Anticiper les évolutions futures de son environnement
  • Assembler, décrire et visualiser les scénarios futurs de son propre environnement
  • Déduire les conséquences de ces scénarios et les transformer en stratégies
  • Etablir une ligne directrice compatible avec des différents futurs possibles


Denis Failly - La démarche prospective assez classiquement appliquée dans le monde de l'entreprise (mais cela est valable pour le marketing, la communication la stratégie d'entreprise en général) qui nous rend prompt à distiller des conseils à autrui  dans le cadre de nos activités professionnelles ne semble pas être une évidence pour atteindre et diriger nos propres vies personnelles (scénarios de vie, recherche d'emploi, projets personnel...) à quoi attribuer vous cela ?

Ute Hélène von Reibnitz  - La prospective nous offre des outils pour façonner notre vie professionnelle, notre carrière, notre vie privée à condition que ces outils soient allégés et adaptés à l’individu. Quand on pratique la prospective, les incertitudes et les questions sont les mêmes pour une organisation ou un particulier. La complexité et la quantité des données sont bien sur plus grandes  pour une organisation que pour un particulier. Mais les étapes, leur logique et les questions sont les mêmes.

Denis Failly - Organiser sa vie est certes important et savoir où on va aussi, mais dans un monde ou chaos intérieur (doutes, questions, remise en cause des acquis...) co-existe avec le flou sociétal (complexité, fragmentation, incertitude, risque...) ne pensez vous pas que trop planifier, appliquer des grilles comme des recettes à suivre (certains les prendront comme telles) risque de confiner à une forme d'enfermement, hors inventer sa vie n'est pas juste l'organiser c'est me semble t-il aussi la construire "chemin faisant" c'est quelque part la sublimer, effectuer ce saut créatif personnel avec sa part de surprise, d'incertitude de souplesse, en sortant d'une pensée linéaire et rigide apanage s'il en est de la planification.

Ute Hélène von Reibnitz  - La prospective individuelle n’est pas la planification d’une carrière ou d’une vie. Le chaos intérieur et le flou sociétal sont des ingrédients essentiels analysés et anticipés dans ce processus. Au contraire toutes les alternatives sont bienvenues parce qu’elles forment l’espace future de l’imaginable et elles stimulent notre créativité. La prospective n’est pas une méthode rigide qui coupe nos possibilités, mais une méthode qui nous apprend à voler de nos propres ailes. Si un particulier est conscient de toutes ces alternatives futures, il peut mieux gérer tous les aléas de la vie avec beaucoup de créativité, parce qu’ils nous restent toujours une panoplie d’alternatives.

Denis Failly -  A l'ère du coaching en tout genre où cohabite tout et n'importe quoi, des ouvrages et séminaires à foison sur le développement personnel parfois très opportunistes, quel regard portez vous sur ces pratiques, comment repérez-vous les charlatans, bref quels conseils donneriez vous à ceux qui sont en quête d'eux mêmes ?

Ute Hélène von Reibnitz - Le coaching est certainement une approche qui aide beaucoup de gens en recherche de cheminement. On analyse, on cherche des ressources à l’intérieur et à l’extérieur de la personne . Mais il manque une démarche essentielle, celle de la prospective. Avec toutes ces analyses on peut bien tourner autour de soi-même. La prospective nous donne la clé pour ouvrir une porte vers les futurs possibles. A mon avis il faut combiner les méthodes du coaching classiques avec les méthodes de prospective, ce que je fais dans mon processus. Donc quelqu'un qui cherche un conseil ou un coaching pour changer sa vie ou sortir d’une impasse, doit se rendre compte que la combinaison d’un coaching classique combiné avec une démarche prospective donnera des résultats durables.

Denis Failly - Je vous remercie 

 

Bio
Ute Hélène von Reibnitz, née en 1951 en Allemagne, est consultante et coach en prospective et créativité depuis 25 ans. Elle a déjà publié deux livres sur la prospective en français, allemand et anglais (à télécharger sur son site web. www.scenarios-vision.com). Son cabinet de conseil Scénarios + Vision, à Vence, travaille pour des grandes entreprises de secteurs variés en Europe et au Moyen-Orient; elle accompagne également les particuliers dans leur processus de prospective individuelle.

13.08.2007

Prospective An 3000

Dans le cadre de l'émission "Le dessous des cartes" présentée sur ARTE par Jean Christophe Victor (pour info il s'agit du fils de l'explorateur Paul Emile Victor), voici un petit essai de prospective non dénué d'humour (quoique), de ce que pourrait être l'évolution géostratégique du Monde d'ici l'an 3000, le documentaire n'est pas tout récent mais il est des tendances qui demeurent dans le champ des possibles.
Si la vidéo ci-dessous ne démarre pas vous pouvez la consulter ici 

20.06.2007

Prometeus, prospective sur l'Internet de demain

Un raccourci rapide mais éclairant d'aujourd'hui à demain


08.06.2007

Prospective Foresight

medium_logo_pfn.gifPour ceux qui s'intéressent à la prospective, Les Entretiens du Futur et la Fabrique du Futur vous recommande le site Prospective Foresight animé par Saphia Richou * qui nous le présente :

"Dédié aux professionnels de la prospective et à tous ceux qui participent de près ou de loin à cette indiscipline intellectuelle, Prospective-Foresight Network vous accueille sur son espace de communication et d’échanges de connaissances. Notre association a pour objectif de diffuser la philosophie de la prospective, ses méthodes et ses applications, de valoriser ses acteurs, les résultats de leurs études et leurs actions sur le terrain." Lire la suite...

 
* Saphia Richou est Présidente de Prospective Foresight Network - Ingénieur d’études et de recherche, Enseignante en prospective stratégique à la Chaire de Prospective Industrielle du Conservatoire des Arts et Métiers - Auteur d’essais prospectifs, elle a participé à la rédaction de States of the Future 2005 dans le cadre du Millenium Project dont elle est la repésentante pour la France

17.05.2007

2020 Les Scénarios du Futur

Edition "Des idées & des hommes"

interview vidéo autour du dernier ouvrage de

Joël de Rosnay

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Vidéo 1 : Complexité, Internet du futur, Energie et développement durable




Vidéo 2 : Biotechnologies, Environnements intelligents, Ethique

 

Le site du livre : www.scenarios2020.com

Le site de l'auteur : Carrefour du futur

04.05.2007

I - NetBrain Les batailles des nations savantes

En exclusivité Denis Ettighoffer nous a accordé une grande interview pour nous parler de son prochain ouvrage "NetBrain, la bataille des nations savantes" et de sa réflexion comme fin connaisseur de l'impact des technologies sur les organisations et l'économie. 
Découvrez ci-dessous les vidéos et le pitch du livre

NB : Pour optimiser et bénéficier de la richesse du propos dans les meilleures conditions (format court des blogs)  l'ensemble de l'interview sera diffusé progressivement en plusieurs courtes vidéos. 
 
VIDEO 1 (durée 6min27s) NET BRAIN PLANETE NUMERIQUE - INTRODUCTION

 


 
VIDEO 2 (durée 7min58s)NET BRAIN - LA VALEUR ET SA MESURE EN ECONOMIE IMMATERIELLE

 

"Quinze ans après L’Entreprise Virtuelle, et sept autres livres dont beaucoup ont été primés et qui furent tous salués par la critique, Denis Ettighoffer propose sous le titre en forme de néologisme, Netbrain, une vision de l’entreprise et de nos sociétés telles qu’elle se transforment en profondeur et à toute allure sous l’effet de réseaux savants dont il dresse un portrait aussi étonnant et exhaustif que convaincant. À partir du constat de l’impact des savoirs transformateurs sur l’efficacité des écosystèmes, il observe comment s’opère l’émergence d’une société globaliste se soumettant aux effets du Low cost pour mieux s’adapter au cycle éco-efficient des années à venir. Pour lui, le réseau des réseaux, c’est-à-dire la Toile, Internet créent à l’échelle planétaire les conditions d’une économie coopérative, fondée sur un partage des connaissances et seule en mesure de répondre aux besoins et aux attentes d’efficacité par rapport aux normes de la consommation mondiale. Netbrain décrit l’émergence d’un continent virtuel aux propriétés étonnantes, capables de résoudre une bonne part des problèmes qui nous sont posés par le développement durable. L’auteur expose aussi les conséquences de l’explosion des biens numériques et pose le problème de la répartition à opérer entre les savoirs communs à l’humanité et ce qui relève du secteur privé marchand. Ce secteur vit de plus en plus de l’économie immatérielle, de ses apports d’idées et d’innovations. Dans Netbrain, Les Batailles des Nations Savantes, en dressant un tableau ambitieux des évolutions du monde numérique et des batailles engagées pour s’emparer des pans les plus vastes des connaissances, Denis Ettighoffer rappelle combien ces conflits ne seront pas moins âpres que les guerres de conquête des siècles passés. Même si le livre reste optimiste, en posant la question de savoir si la France est bien armée pour ses nouvelles compétitivités et ces batailles de l’innovation, l’auteur nous plonge dans un indéniable embarras. Pourquoi ? Parce qu’il aborde sans concession des sujets dont la plupart d’entre-nous n’avaient jamais entendu parler! Cette somme de découvertes fait du dernier livre de Denis Ettighoffer, comme le fut l’Entreprise Virtuelle en son temps, un ouvrage incontournable des évolutions probables de l’économie des savoirs dans toutes nos sociétés."
 
Bio : Consultant en organisation et management , Denis Ettighoffer est spécialiste de l'impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l'innovation organisationnelle. Il est par ailleurs l'auteur d'un dizaine d'ouvrage parmi lesquels :
- L'Entreprise Virtuelle,
- Du mal travailler au mal vivre,
- Mét@-Organisations,
- eBusinessGeneration,
- Le Syndrome de Chronos,
- Le Travail au XXIe siècle
- Le Bureau du Futur

25.03.2007

La Fabrique du futur


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Eric Seulliet, Pierre Musso, Laurent Ponthou
Editions Village Mondiale, 2006
 

 

Denis Failly - "Eric peux tu nous rappeler la gestation de « Fabriquer le futur » qui commença par un tome 1 ?


Eric Seulliet -medium_ericseul.jpg La genèse de ce livre remonte déjà à quelques années. J’avais en effet proposé à la revue Business Digest (en 2002) de réaliser pour son compte un numéro hors-série sur la prospective. L’idée était de montrer que la prospective n’était pas qu’affaire de méthode et de rationalité, mais aussi d’imagination, d’intuition et de créativité, d’où le titre de ce numéro sous forme interrogative  « La prospective, art ou discipline ? ». Déjà, le principe de faire appel à des contributeurs extérieurs était là, pour croiser  des regards multiples… Cette publication avait alors failli donner lieu à un livre. Aussi, lorsqu’un ami me suggéra d’accompagner le lancement d’e-Mergences par la publication d’un livre, ce projet un peu oublié se trouva aussitôt réactivé. Puis, afin de convaincre mon éditeur, et pour illustrer mon propos  je fus amené à citer l’expérience du Studio créatif de France Télécom. J’avais même pris soin de prendre avec moi leur plaquette. C’est ainsi que de fil en aiguille, Laurent Ponthou puis Pierre Musso furent associés à ce projet.


Denis Failly - Quelles sont les grandes articulations de l'ouvrage et à quoi le lecteur doit -il s'attendre de plus dans cette seconde édition augmentée ?

Eric Seulliet -      Le propos central de notre ouvrage est contenu dans le sous- titre, « l’imaginaire au service de l’innovation ». Nous nous efforçons de montrer que les approches traditionnelles de l’innovation basées sur la technologie ne fonctionnent plus. Les consommateurs rejettent le tout techno, ils veulent que soient prises en compte leurs vraies aspirations, leur besoins même non exprimés. Le High Tech, pourquoi pas, mais accompagné d’une bonne dose de High Touch ! Au demeurant, l’innovation doit aussi élargir son champ. Il faut aussi prendre en compte l’innovation dans les services, l’innovation sociétale, etc.

Le livre a été écrit à trois, chaque co-auteur traitant une partie : Pierre Musso présente une épistémologie de la notion d’imaginaire, Laurent Ponthou aborde l’innovation sous l’angle des méthodes et pratiques et présente aussi 5 secteurs d’avenir, quant à moi, je traite de l’impact sur le management des nouvelles approches de l’innovation qui font une large place à l’innovation « cerveau droit ».  Par ailleurs, le livre est émaillé de très nombreux interviews ou points de vue de responsables d’innovation (managers, experts, designers, chercheurs…).
Lorsqu’il est sorti début 2005, notre premier livre « Fabriquer le futur » a immédiatement eu un bon accueil car c’était le premier à exprimer cela tout en donnant largement la parole à ceux qui fabriquent le futur, que ce soit les concepteurs dans les entreprises ou les experts en innovation (consultants, chercheurs, designers,…). En rupture de stock au bout de 18 mois, notre éditeur nous a demandé une réédition. Et quitte à le rééditer, nous avons voulu faire un livre le plus nouveau possible. Nous avons donc renouvelé la quasi-totalité des témoignages et exemples cités. Et comme les choses changent vite, Fabriquer le futur 2 aborde des concepts nouveaux : l’éco-conception, l’innovation ouverte et ascendante, la conception et la simulation numérique, l’innovation en mode projet, etc.


Denis Failly - Peux tu Eric nous recadrer, voire nous redéfinir , pour les béotiens la notion d'innovation ascendante ?

Eric Seulliet -
La notion d’innovation ascendante a pour fondements conceptuels les travaux de Eric von Hippel, qui enseigne à la  MIT Sloane School of Management et auteur (entre autres) du livre Democratizing Innovation. L’innovation ascendante est l’innovation provenant des consommateurs eux-mêmes et qui permet de faire de la co-création de produits et services. Après avoir traité leurs clients en consommateurs passifs, les entreprises ont progressivement pris conscience à partir des années 90 que les consommateurs sont des personnes auxquelles il fallait fournir une offre la plus personnalisée possible (ère du marketing « one to one » et de la customisation). Mais désormais, une étape supplémentaire est en train d’être franchie : les consommateurs ont des compétences reconnues qui les rendent aptes à participer efficacement au processus de co-développement de produits/services nouveaux. Il s'agit donc d'une approche très novatrice de l'innovation consistant pour une entreprise à mettre à contribution des communautés de consommateurs (il s’agit le plus souvent de web-communautés) pour concevoir de nouveaux produits ou services. On dénomme ce phénomène « innovation ascendante », ou également « innovation open source » par analogie avec le monde des logiciels libres, ou encore de « Do it Yourself  innovation » pour signifier qu’elle relève de pratiques individuelles faites d’expérimentations et de bricolage intelligent. Cette co-création s’effectue notamment au sein de « communautés de pratiques » réunissant des aficionados de tels ou tels produits qui peuvent échanger (dans la vie réelle ou virtuelle) leurs expériences et exprimer leurs souhaits d’amélioration et besoins non satisfaits. Ces communautés d’innovateurs sont constituées de consommateurs avant-gardistes, connus aussi sous le nom de lead-users, prosumers ou pro-ams (professional amateurs). En préfigurant par leurs usages anticipateurs ce que sera la consommation du plus grand nombre dans l’avenir, ces innovateurs ouvrent des pistes très précieuses pour imaginer les produits et services de demain. Toute la difficulté est de savoir déceler ces usages émergents et de les traduire en voies concrètes d’innovation.


Denis Failly - Au vu des nombreuses rencontres et interviews de personnalités impactées par la démarche d'innnovation, quel panorama peux tu dresser sur l'innovation en France au moins dans les domaines sur lesquels tu t'es plus spécifiquement attardé ?

Eric Seulliet - J’ai été frappé de constater certains signaux faibles ou tendances émergentes en matière d’innovation : le recours marqué aux sciences humaines dans les entreprises les plus innovantes (sociologie, anthropologie, ethnologie, observation des usages), la collaboration qui s’instaure avec des designers, des créatifs, voire des artistes, l’irruption des technologies de conception et de simulation virtuelles…


Denis Failly - Quels sont, de ton point de vue et le cas échéant, les freins à l'innovation et vois tu des leviers spécifiques que les acteurs directs où indirects de l'innovation devraient actionner pour rendre les innovations plus efficientes ?


Eric Seulliet -Puisqu’on parle de plus en plus d’innovation « ouverte », à l’inverse, les freins à l’innovation résident dans le manque de dialogue entre concepteurs en interne, entre l’entreprise et ses partenaires, entre l’entreprise et ses clients… Il faut vraiment favoriser un esprit d’intelligence collective pour faire tomber les barrières, sortir de l’organisation en silos  et apporter de la transversalité. Paradoxalement, je dirai que l’entreprise doit aussi cultiver sa singularité, se projeter dans le futur pour éviter de tomber dans une innovation «  me-too » basée sur la récupération et l’exploitation de pseudo-tendances…


Denis Failly - Compte tenu de tes observations, quelles sont pour toi les grandes voies de l'innovation pour la décennie à venir ?

Indubitablement, l’innovation ascendante et collaborative, l’innovation ouverte, l’innovation prenant appui sur l’observation d’usages émergents…

L’éco-conception et le développement durable vont quant à eux donner des pistes très porteuses pour l’innovation. Enfin, je citerai la 3D qui est une voie vraiment prometteuse dans la mesure où elle combine ces diverses approche)


Denis Failly - Eric pour finir si tu nous disais un petit mot sur la Fabrique du Futur..."


Eric Seulliet -
La Fabrique du Futur a pour genèse les observations et constats que nous avons menés à l’occasion de l’écriture de ces deux livres. Pour celle-ci, nous avons conduit des recherches et rencontrés plus d’une centaine de personnes d’horizons très divers. Nous sommes arrivés à la conclusion qu’il est urgent d’introduire de la transdisciplinarité dans le domaine de l’innovation, de croiser les points de vue des divers acteurs, de redonner le goût de l’avenir, de réconcilier les préoccupations sociétales et de développement durable avec les approches scientifiques et technologiques. La Fabrique du futur est donc un lieu ouvert où ceux qui veulent imaginer et fabriquer un meilleur futur pourront se rencontrer et échanger. Nous souhaitons introduire aussi dans le monde de l’innovation des approches nouvelles issues des sciences humaines, du design, de l’art et de la culture. Mais au-delà ce cette fonction de think tank, il s’agit de mettre à disposition des PME des moyens et outils auxquels elles n’ont pas facilement accès. La Fabrique du Futur se veut donc aussi un laboratoire pour détecter à partir de l’observation d’usages émergents des pistes d’innovation venant du terrain. Nous serons un labo in vivo et in vitro, en nous appuyant notamment sur les apports du virtuel et de la 3D. Grace à Internet, nous irons au devant des communautés de pratiques, des consommateurs/consomm’acteurs les plus avant-gardistes … parmi lesquels figureront au premier rang notamment les designers ! Pour résumer, on pourrait dire qu’il s’agit d’un dispositif global pour favoriser l’innovation citoyenne. Nous fonctionnons aujourd’hui dans le cadre d’une association loi 1901, mais nous avons l’objectif de créer une fondation multi-entreprises. Avis aux personnes intéressées !


En bref :

Diplomé d'Hec, Eric Seulliet est créateur et directeur d'e-Mergences, Société de conseil en Prospective et innovation, il préside aussi l'association La F@brique du Futur

- Site autour du Livre : www.e-mergences.net/Livre2.html