06.03.2010
Vers le Symbio-net
Une intervention de Joël de Rosnay au cours d'une conférence Ted
Vous pouvez retrouver certains aspects abordés, dans l'interview que m'avait accordé Joël il y a 2ans et demi, à l'occasion de la sortie de son livre
2020 Les Scénarios du Futur
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The State of The Internet
The State of The Internet by Jesse Thomas (CEO and Founder of JESS3)
JESS3 / The State of The Internet from JESS3 on Vimeo.
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| Tags : media sociaux, social media, state of internet, chiffres internet, denis failly, entretiens du futur, jesse thomas, facebook, twitter, réseuax sociaux, microblogging, youtube, flick'r |
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19.02.2010
Le "fragment-naute", personnage principal des médias sociaux
A une vision unifiée de l'in-dividu (in-divisible) pris dans un statut générique de consommateur dont les marketers ont prétendu longtemps cerner l'unité (via les outils et techniques plus ou moins avancées du marketing traditionnel), s'oppose de plus en plus la Personne (du latin persona qui fait référence aux masques des acteurs dans l'antiquité), dont le retour a sonné depuis quelque temps déjà.
La personne est multiple, infidèle, zappeuse, paradoxale, et de moins en moins saisissable dans un quantitativisme excessif (scoring en CRM & Datamining...).
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| Tags : fragment-naute, médias sociaux, entretiens du futur, réseaux sociaux, stratégie de présence, e-branding, brand content, buzz |
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17.02.2010
L'arbre qui twitte, vers les "Twittjets" ?
17:02 Publié dans - Après Web...2, - Interface, Design, Ergonomie, - Internet, Web2.0, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.02.2010
La lente infiltration des usages et des médias sociaux en entreprise
Mon dernier article à lire sur le blog de blogAngels : La lente infiltration des usages et des médias sociaux en entreprise
Extrait:
Même si l’intensité et les modalités diffèrent dans l’histoire des idées, des hommes et des organisations, communiquer, échanger, « faire lien », coopérer, collaborer, représenter, collectiviser… sont des verbes qui de tous temps ont défini sans doute une part de notre humaine condition et permis la survie de l'espèce.
Certains termes hérités d'ailleurs de la stratégie militaire (Sun Tzu...) ont forgé la pensée stratégique et le management d'entreprise à l'oeuvre aujourd'hui. L'entreprise se défend, lutte contre la concurrence, l'attaque ou est attaqué, chacun se dote d'un positionnement marketing, stratégique… bref, c'est le cerveau reptilien voire limbique de l'entreprise qui s'exprime...
13:00 Publié dans - Internet, Web2.0, - Marketing-Communication, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : medias sociaux, réseaux sociaux, blogangels, entretiens du futur, denis failly, web 2, collaboration |
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27.01.2010
Stratégie des réseaux : la frilosité européenne
A l’occasion des discussions sur les projets industriels devant être soutenus par le grand emprunt, l’Afdel, organisme réunissant des acteurs majeurs de l’industrie logicielle préconisait un soutien massif à la réalisation de fermes de serveurs européens pour favoriser les applications du « Cloud Computing ». Cette proposition rend publique le retard français et européen dans la réalisation effective de ces plateformes et dans la mise en place d’un réseau internet piloté par des européens. Pour moi, cette annonce c’est surtout celle de l’absence des européens d’un des marchés clés des prochaines années. Pendant qu’on cause de projets, les américains ont pris la main et proposent des services. Demain, ils domineront les marchés des applications de la vie et de l’économie numérique si nous n’investissons pas massivement dans les industries de la simulation.
12:04 Publié dans - Après Web...2, - Innovation, - Internet, Web2.0, - Mobilités, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21.12.2009
Le futur digital du Mag
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15.12.2009
Le Web d'hier à 2050, Anticipation
23:03 Publié dans - Après Web...2, - Innovation, - Interface, Design, Ergonomie, - Internet, Web2.0, - Mobilités, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.11.2009
Ambient Life
Dans la série technos "douces", ubimédia, cette petite vidéo d'un champ des possibles en terme d'usages.
22:43 Publié dans - Innovation, - Internet, Web2.0, - Mobilités, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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12.11.2009
Nokia, une vision de la mobilité en 2015
19:12 Publié dans - Interface, Design, Ergonomie, - Internet, Web2.0, - Mobilités, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10.11.2009
FUTURE PROSPECTS FOR MARKETING PROSPECTIVE
This article is about whether Prospective, which is spread over a long-term span, could cross-fertilise others fields and specifically Marketing. Marketeers who fail to master all the subtleties related to the understanding of future trends could well be inspired by the art of ‘Prospective’ when it comes to improving their understanding of their clients.‘Prospective’ puts its finger on “what could occur?”, hinges upon strategy and is not inconsistent with Strategic Marketing, since the latter is about answering the following questions: “what can I do about it?, what I am going to do? , and how to do it?” (Michel Godet). To put in the words of Pierre F. Gonod, ‘Prospective’ is systemic, multi-dimensional and transverse. Besides, it has nothing to do with futurology and any comparison of ‘Prospective’ to any form of futuristic planning would be pointless. ‘Prospective’ is not about making up sales forecasts statistically; it is about eliciting a number of potential trends that we could subsequently use in order to build scenarios through the allocation of a probability. This practice is similar to predictive analysis in datamining, whereby one will resort to experience in order to perform patterns modelling (through the use of Neural networks, Kohonen cards, etc.). From a methodology viewpoint, one can find huge similarities between that definition of ‘Prospective’ and that of Market Surveys whereby areas of customer knowledge can be uncovered as we go along.
13:16 Publié dans - Marketing-Communication, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : future, prospects, foresight, marketing, prospective, prospective clients, veille, denis failly, entretiens du futur |
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09.11.2009
Socialnomics
Pour ceux qui pensent encore que les médias sociaux sont un épiphénomène.
Naturellement gardons toujours un oeil avisé sur des chiffres dont on ne connaît pas toujours bien l'origine ou le mode de recueil et qui véhiculeraient, notamment au pays de Descartes, une sorte de "pensée magique" auto-réalisatrice.
10:51 Publié dans - Internet, Web2.0, - Marketing-Communication, - Mobilités, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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05.11.2009
La révolution de l'ubimédia
Que reste t-il quand les ordinateurs ont disparu ? quand tout fusionne, devient transparent, ou flottant, quand palpeurs, capteurs, puces, se logent dans de multiples interfaces, surface, objets, lieux, voire sujet (Wearable computing)...
Technologies "calmes ou douces" , pervasivité, ubiquité, reconnaissance des individus et déclenchement d'actions en fonction des contextes, environnements, auto-signalement/présentation d'objets, et tant d'autres sont les éléments d'un nouveau lexique en construction apte à modifier notre rapport et nos représentations : objets, sujets, relations, environnements...
Fyp édition nous livre les 4 premières thèses (il y en a 80 sur 7 chapitres) du livre d'Adam Greenfield, EveryWare la révolution de l'ubimédia.
Vous pouvez par ailleurs retrouver à cette adresse :
http://entretiens-du-futur.blogspirit.com/archive/2007/09... , les 6 vidéos de l'intervention (en anglais) de l'auteur Adam Greenfield à l'occasion d'une conférence sur le sujet, donnée au Keio University's DMC Institute à Tokyo le 15 juillet 2007.
14:44 Publié dans - Après Web...2, - Innovation, - Interface, Design, Ergonomie, - Internet, Web2.0, - Livres du moment, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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29.10.2009
Me 2.0
19:39 Publié dans - Après Web...2, - Internet, Web2.0, - Marketing-Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.10.2009
Social Learning
Entreprise Collaborative
22:53 Publié dans - Innovation, - Internet, Web2.0, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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19.10.2009
Inventer de nouveaux modèles d’organisation pour s’enrichir

L'introduction des réseaux électroniques dans la chaîne de valeur ajoutée ne se contente pas de bouleverser les structures productives et de commercialisation. Elle oblige à repenser totalement les structures et les organisations des entreprises. La conception des produits et des services, avec beaucoup de valeur ajoutée, fait appel à des partenariats croissants entre entreprises pour gagner rapidement des marchés et diversifier rapidement des fabrications. Caractérisées par une forte interdépendance industrielle, économique et sociale, les entreprises modernes se constituent en communautés virtuelles professionnelles, où le brassage des idées, des valeurs et des compétences vont bien au-delà de leurs frontières traditionnelles. Nous sommes face à une logique de réseau qui conjugue la mutualisation des ressources matérielles et des savoirs entre partenaires dans le cadre d’une stratégie « donnant-donnant » (et non pas gagnant/gagnant comme on le dit trop souvent !) incluant, ce qui est nouveau, le client. Comme le prévoient déjà deux responsables interviewés sur cinq, les entreprises vont devoir se virtualiser rapidement pour trois gagner en efficacité globale, réduire le coût de leur transformation continue et passer d'une logique de gestion des capitaux à une logique de gestion du capital immatériel[1].
A l'origine, considérées comme un avantage par le secteur scientifique dans un contexte de resserrement des coûts permanents, les communautés virtuelles peuvent ainsi accroître commodément la taille du réseau d'échange des savoirs et améliorer la fertilisation croisée des idées circulant dans un réseau collaboratif. En supprimant les contraintes d'espace et de temps, le télétravail coopératif contribue à l'intensification des collaborations internationales mais aussi à une demande croissante de capacité de communication entre les différents points du globe disposant de forts gisements de matière grise. Avec cette nouvelle facilité de garder des liens avec les communautés les plus diverses, la productivité globale des idées et des groupes de travail dans les disciplines les plus variées ira croissant. Aujourd'hui il n'est plus rare de voir un papier scientifique signé de plusieurs dizaines de signatures. Par exemple, l'article qui annonçait la découverte du "quark t" citait 398 auteurs provenant de 34 institutions couvrant cinq pays[2]. En somme, nous nous trouvons devant un phénomène de rendement croissant dû à l'accroissement des partenaires pouvant contribuer aux apports d'idées et de solutions permettant de résoudre un problème ou de répondre à un besoin. On en devine aisément l'intérêt économique pour les entreprises qui intensifient les applications réseaux. D'abord, ceux-ci leur servent pour optimiser l'utilisation des savoir-faire de leurs ressources humaines, ensuite pour constituer à leur profit des communautés virtuelles marchandes, si possible captives. L'enjeu est d'entrer dans le cycle vertueux des rendements croissants. Aussi les entreprises virtuelles s'intéressent par nature à élargir rapidement leur assiette économique par des alliances qui augmentent la taille de leur bassin clients. C'est la raison pour laquelle elles ont trouvé une forte résonance avec le secteur financier qui a rapidement assimilé les changements des règles du jeu de la valorisation des entreprises.
Les modèles économiques porteurs, fortement valorisés, associent désormais l'application des technologies de l'information et de la communication à des innovations organisationnelles. La Bourse sanctionne positivement l'avènement de ces entreprises parce qu'elles s'appuient sur les réseaux en innovant dans de nouveaux modèles organisationnels et économiques. Aussi, l’obligation de s’engager dans une nouvelle approche épistémologique de l’organisation de l'entreprise devient vite évidente, urgente même pour les plus exposés à la concurrence internationale. L'entreprise du futur a la cyberéconomie pour avenir. Le développement de la vente par d'Internet bénéficie à des services et des produits génériques à forte audience puisque le réseau rend bon marché la distribution de masse. Il permet aussi de fournir économiquement des services pointus à haute valeur ajoutée puisqu'il facilite le ciblage fin des clientèles en permettant une interactivité impossible autrement. Face à ces marchés pointus et volatils, le besoin d'améliorer la rentabilité commerciale amène les fournisseurs à s'entendre pour présenter ensemble une sélection de services qui se complètent les uns les autres.
Ce sera dans l'originalité de l'organisation et de la combinaison des prestations que se jouera la différenciation stratégique. Le consommateur final, qui n'aime pas zapper longtemps et veut aller rapidement à l'essentiel (la vente sur le Net s'apparente à de l'achat d'impulsion: il faut aller vite) donnera sa préférence à l'offre globale la plus séduisante. En d'autres termes, c'est moins la qualité intrinsèque d'un service qui marche que la capacité à fournir une prestation systémique globale. La vente de "package" y est essentielle pour résister à la concurrence, à l'exemple de "lastminute.com" qui assure un ensemble de prestations homogènes de services de loisirs. C'est encore mieux s'ils sont originaux. Le site Internet de la société de bricolage "La boite à Outils" propose un espace composé de fiches conseils, la possibilité d'échanger trucs et astuces entre clients mais aussi avec les équipes de ventes. Les vendeurs ont constitué une galerie de photos pour se faire connaître et faire connaître leurs idées, les produits qu'ils trouvent les plus intéressants, les sites "bricotèques" que sont les sites à connaître par les bricoleurs ainsi qu'un espace avec des jeux et des trouvailles originales en matière de bricolage. Bref, pour retenir le chaland qui passe de plus en plus vite, le service doit être fourni ludique, à valeur ajoutée et complet: achat, crédit, garantie, sécurité de la transaction, suivi de la livraison, services complémentaires les plus originaux possibles. Et, pour ne rien arranger, capable d'évoluer de façon constante.
Les organisations virtuelles sont en train de modifier la nature des actes de commerce, de permettre la création de nouvelles activités marchandes mais aussi de transformer les modes de travail. La cohésion, la capacité à collaborer de façon efficace dans un groupe de partenaires interentreprises a dorénavant autant d'importance que pour les fonctions internes de l'entreprise. Tous les facteurs clés stratégiques du modèle de Michael Porter ou de Mac Ferlan sont impliqués et chahutés par la création d’entreprises virtuelles qui sont autant de communautés d'intérêts se cristallisant sur la Toile. Les réseaux électroniques ne se contentent pas de transformer des chaînes de la valeur, comme dans l'audiovisuel et la presse [3], où les deux médias sont obligés de cohabiter, ils facilitent la rupture des modèles. Un point d'inflexion stratégique se constitue cette fois-ci, non pas par l'arrivée d'un service ou d'un produit révolutionnaire nettement supérieur en qualité ou en valeur d'usage, mais par des innovations organisationnelles rendues possibles par les réseaux électroniques. Si l'optimisation des procédures et du fonctionnement de l'organisation existante permet des gains de productivité, c'est aussi par une rupture de l'approche organisationnelle conventionnelle que l'on créer de la valeur. Il s'agit d'inventer une organisation nouvelle, de nouveaux business models à partir des possibilités données par la virtualisation. Le levier stratégique se trouve désormais dans la capacité à déstabiliser le modèle existant en y substituant le sien. Faute d'avoir compris l'importance d'imaginer une nouvelle organisation de leur entreprise, certaines sociétés traditionnelles parties dans la Netéconomie ont été surprises par l'évolution rapide des modèles économiques à partir desquels elles s'étaient lancées. Et elles ont été rapidement débordées par des concurrents aux modèles plus astucieux.
Denis Ettighoffer
« L’entreprise Virtuelle » (Odile Jacob 1992), « Mét@-organisations, les modèles d’entreprises créateurs de valeur » (Village Mondial 2000)
[1] Etude Vision 2002, menée par "The Economist Intelligence Unit" et Arthur Andersen Consulting, en 1997, dans 16 pays d'Europe, 13 pays d'Amérique et 5 pays d'Asie Pacifique;
[2] STI n°24 "Le village Mondial de la recherche", OCDE 1999, page 60
[3] Reuters tire dorénavant plus de revenus de la vente d'informations en ligne que de la fourniture d'informations aux médias traditionnels. En avril 1999, Reuters New Média (RNM) avait touché plus de 7,2 de visiteurs avec 130 millions de pages indexées sur des revenus publicitaires. (Andew Nibley, président de RNM. Interview du Monde Informatique du 9 juillet 1999).
*Denis Ettighoffer est consultant en organisation et management , il est spécialiste de l'impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l'innovation organisationnelle.
Son dernier ouvrage "NetBrain Planète Numérique, les batailles des Nations savantes" (Dunod-2008) a reçu le prix du livre de l'économie numérique (voir notre interview autour du livre : Partie I, Partie II).
Il est par ailleurs l'auteur d'un dizaine d'ouvrages parmi lesquels :
- L'Entreprise Virtuelle,
- Du mal travailler au mal vivre,
- Mét@-Organisations,
- eBusinessGeneration,
- Le Syndrome de Chronos,
- Le Travail au XXIe siècle
- Le Bureau du Futur
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12.08.2009
La migration des savoirs source de Bien Être Social

Il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion de débattre en public avec un auteur spécialisé sur les évolutions du Web2 et des applications de la Toile. Ce qu’il y avait de curieux dans nos échanges c’était le contraste de nos approches respectives. Mon interlocuteur, auteur français venu de la Silicon Valley, était intarissable sur les dernières techniques et les nouveaux business models en cours de développement. J’avoue que je me sentais un peu déplacé dans un débat qui, encouragé par un journaliste qui se voulait branché, tournait au messianisme technologique là où je m’efforçais de montrer comment la Toile allait devenir l’instrument de tout un chacun. Etonnamment, le public semblait ce satisfaire de cet étalage de culture technologique, là où, pour ma part, j’essayais mais sans grand succès, avouons le, de faire la démonstration de l’utilité sociale et économique de la Toile. Deux discours, deux mondes. L’un qui s’enferme dans son « dot.com », le second qui tente de s’emparer de l’Internet pour qu’il ressemble plus à la société qu’à une grande surface. En tous cas je m’étais promis de revenir à la première occasion sur « Mon débat », à savoir comment, grâce à Internet, la migration des connaissances était source de Bien Être social. Je vous laisse juge.
Le nomadisme des commerçants sur la route des épices, de la soie ou les routes du sel a été une des premières sources des échanges de marchandises et de savoirs exotiques. Les voyageurs étaient reçus comme les pourvoyeurs des nouvelles et des innovations trouvées dans le vaste monde. C’est l’Internet qui joue ce rôle aujourd’hui. Ces nomades électroniques font le pont entre les organisations les plus diverses et favorisent de possibles coopérations. Au Brésil, dans une étroite vallée tropicale, les 300 habitants du village brésilien d’Ivaporunduva vivent encore dans des maisons faites de paille et de boue. Mais ils peuvent désormais demander conseil ou un rendez-vous en ligne avec un médecin, découvrir le prix et les marchés où vendre leurs fruits, télécharger des programmes de cours par correspondance pour les enfants, ou organiser des visites payantes du village ou des cavernes aux alentours. Auparavant, le village n’était relié au monde que par un vétuste radiotéléphone qui avait rendu l’âme. Des connexions internet similaires ont été installées dans 3.200 communautés rurales brésiliennes depuis deux ans et 1.200 autres l’ont été en 2006.
"L’accès au numérique est une politique efficace pour lutter contre l’exclusion sociale. C’est plus efficace que beaucoup d’autres politiques sociales", a déclaré au correspondant de Reuters, Antonio Albuquerque, responsable du programme. " Dans un groupe que je fréquente nous avons un « Mike » qui s’est investi dans l’éducation des enfants de pays en voie de développement. Il nous envoie des contributions qui un jour viennent de Syrie, un autre de New-York une autre fois du Mexique. Immergé dans la toile, il furète à longueur de temps et il dépose dans notre forum des idées, des réflexions, des papiers donnant des points de vue du bout du monde. Lui et des milliers d’autres sont des zélotes sociaux qui fertilisent par leurs approches respectives une grande diversité d’entre nous qui piochons allègrement dans cette matière généreuse. Ces porteurs de savoirs migrent maintenant sur la Toile afin de rendre plus fertile les domaines dans lesquels ils exercent leur métier. Déjà, la radio, la télévision, les programmes vidéos et des sites spécialisés sur Internet contribuent à la diffusion des savoirs sur la contraception, les soins de santé, la promotion de certaines plantes, les modes d’irrigation les plus appropriés. Internet a apporté une approche plus interactive de ces savoirs au gré des circonstances et des problèmes rencontrés.
Le réseau devient cerveau, chacun offre, découvre, propose des solutions qui répondent aux grands et petits problèmes des internautes. Tous les ressortissants de notre planète numérique, d’une manière ou d’une autre, contribuent à la fertiliser entraînant avec eux des innovations sociales, des modes de gouvernement, des ressources, des façons différentes de vivre, d’entreprendre ou de travailler. Bill Drayton travaille, comme il dit, « à changer le monde » depuis presque trente ans. En 1980, il a créé Ashoka, une association qui soutient des innovateurs sociaux par la fourniture de bourses et surtout par un vaste réseau d’influence[1]. Ce réseau mondial se développe en creux des modèles économiques marchands. Un réseau d’individus qui portent des idées aussi prosaïques que de faciliter l’insertion d’anciens toxicos au Brésil. Ashoka soutient des «porteurs de graines », des gens qui prouvent que l’on peut changer les choses. « Ils sèment leur grain avec une idée très pratique. Puis un autre porteur arrive qui la fait connaître dans une autre région du monde » explique Bill. Ils sont des centaines déjà qui font circuler les idées entre le Bangladesh, les Etats-Unis et le Brésil. Et ça fait boule de neige. Le réseau Ashoka est devenu une véritable pépinière mondiale de gestion des idées. Il applique des solutions qui ont marché dans une région. Ashoka devient un circuit de diffusion des savoirs, ce pouvoir est illustré par la progression fulgurante des applications du« social networking» sur la Toile. Elle illustre les possibilités des réseaux de solidarités coopératives. C’est comme cela qu’un ingénieur français indiquera à des producteurs indiens de briques d’argiles comment améliorer la maîtrise de la température de leurs fours après avoir appris qu’ils perdaient jusqu’à la moitié de leur production. Le troc d’information y est permanent, d’où une posture naturelle à l’échange gratuit, généreux.
Ces internautes participent à l’ensemencement d’idées ou des propositions sans calcul de retour sur investissement. Des compagnonnages virtuels soudent des liens entre personnes intéressées par des emplois ou des opportunités de formation pouvant leurs être offerts[2]. L’entraide prend de multiples formes et mélange de multiples motivations qui, de la communauté de commerçants[3] à celle de paysans et d’éleveurs[4] ont toutes pour particularité d’être promues et valorisées par internet sous une forme ou une autre[5]. Nous voyons émerger ici, au travers de l’appel à des compétences « à la demande », des porteurs d’idées et de savoirs de tous ordres qui nomadisent d’entreprise en entreprise tout en restant branchés avec leurs corps professionnels auprès de qui ils trouvent les ressources et les expertises dont ils ont besoin. Une idée centrale émerge : les talents sans frontières, les créatifs en réseaux sont en train de devenir une force qui remettra en cause bien des analyses sur les migrations de la matière grise dans la globalisation de l’économie. Partout, un maillage de générosités sans tapage, d’initiatives lancées d’une extraordinaire diversité, issues autant des personnes que des entreprises, tentent de remédier aux insuffisances du système économique classique, à la faiblesse d’une région que l’économie ignore. Une entreprise envoi ses cadres participer à la mise en place d’un réseau d’irrigation, une autre des pompes solaires.
Des associations de particuliers s’organisent et jumellent leurs villes ou leurs villages français avec des écoles ou des hôpitaux, des centres de soins au Mali, au Ghana, au Vietnam. Internet permet de garder le contact, de s’informer, de favoriser la coordination entre les intervenants de tous pays, préparer des voyages, des visites ou recevoir dans les meilleures conditions. L’école de la brousse devient la première bénéficiaire des savoirs qui peuvent être disponibles en ligne en favorisant des rencontres entre civilisations. L’IRED est un exemple de portail dédié à la coopération non monétaire des réseaux solidaires. Il offre des publications et des documents pour gérer des réseaux de pratiques. Fondé en 1981, l'IRED constitue un réseau international de partenaires locaux en Afrique, Amérique latine et Asie-Pacifique : associations de paysans, pêcheurs, éleveurs ou artisans, centres d'animations, ONG d'appui pour la formation et la technologie et Instituts d'études, de recherche et de formation.[6] En France un des plus réussis de ces portails logistiques pour la recherche et la gestion de ressources est Place Publique[7] qui englobe la quasi totalité du spectre des solidarités. Ces espaces numériques constituent des passerelles entre le local et le distant, entre les initiatives de quartiers et les aides ou pratiques connues dans l’espace européen[8].
Des fondations s’attaquent à ce nouvel espace de créativité pour façonner une autre société. Le site de la communauté scientifique et des idées qui changent le monde vous donne rendez vous sur le site de Cambridge[9]. Tout de ce qui bouge, les organismes qui mâchouillent le futur, qui défendent les réseaux open source, qui coopèrent dans les domaines de la santé, de la vie en société, et des milliers d’autres sujets sont ici, où « on change le monde en échangeant des idées de toutes sortes ». Les sites de communautés savantes se multiplient partout, véritables think tank mis gratuitement à disposition. La Sapling Fondation, créée par Chris Anderson, ex fondateur de Future Publishing, s’est donnée pour mission d’utiliser « le pouvoir des idées pour changer les médias et les marchés » [10]. En 2005, Chris Anderson, à l’occasion de la conférence TED (Technology, Entertainment et Design) se déroulant à Monterey en Californie, a offert une aide financière de 100 000 $ pour développer l’accès à Internet en Afrique.
Dans les rencontres de la TED on retrouve les plus grands noms des entrepreneurs anglo-saxons. Bil Gates, Rupert Murdoch, Jeff Bezos d’Amazon, Larry Page et Sergey Brin, pères de Google, sans compter les multiples figures qui, d’une façon ou d’une autre, ont apporté des idées significatives à la culture et au progrès. On peut affirmer sans grand risque que l’initiative de Chris Anderson aura donné des moyens de réalisation à des « créatifs culturels » de talent. Il aura suffit qu’ils tentent leur chance en soumettant leurs projets pour « changer le monde » à l’occasion des nombreuses manifestations auxquelles participe la Sapling Fondation. Pour valoriser les immenses gisements de matière grise, la libre circulation des idées et des savoirs contribue à la croissance économique, à la protection de la santé, à l’éducation des populations, à leur autonomie économique et, plus globalement, à une meilleure utilisation des ressources mises à la disposition des terriens. Internet est un média dont des médiateurs culturels se sont emparés pour faciliter les échanges savants de toutes sortes car il porte cette révolution consistant à aider des gens à « faire pousser leur blé » plutôt qu’à leur « vendre du pain ».
Denis Ettighoffer
[2] http://www.employlocal.net/goodpractice.asp
[3] http://www.entraidecommerciale.com/
[4] http://www.irenees.net/fiches/fiche-dph-3680.html
[6] http://www.ired.org/modules/news/
[7] http://www.place-publique.fr
[9] http://www.cambridgenetwork.co.uk/default.asp
[10] http://en.wikipedia.org/wiki/TED_(conference)
*Denis Ettighoffer est consultant en organisation et management , il est spécialiste de l'impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l'innovation organisationnelle.
Son dernier ouvrage "NetBrain Planète Numérique, les batailles des Nations savantes" (Dunod-2008) a reçu le prix du livre de l'économie numérique (voir notre interview autour du livre : Partie I,Partie II).
Il est par ailleurs l'auteur d'un dizaine d'ouvrage parmi lesquels :
- Mét@-Organisations,
14:10 Publié dans - Après Web...2, - Internet, Web2.0, - Marketing-Communication, - Prospective, trends | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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05.07.2009
La simulation, industrie phare du XXIe siècle

Une contribution de Denis Ettighoffer*
Le Président de la république avait raison de le souligner lors de son discours de Versailles en évitant d’en absoudre quiconque. De droite ou de gauche, durant les trente dernières années nous avons fait pire que nous endetter : nous n’avons pas su trouver des relais de croissance forts ! Une nation ne peut se nourrir des splendeurs technologiques des années passées, elle doit, comme le rappelait utilement le rapport Beffa de 2005, s’adapter au monde qui change. Actuellement le gouvernement s’interroge sur les priorités qu’il doit donner à ses investissements sur des créneaux porteurs et rémunérateurs à moyen et long terme. Des pistes nombreuses seront proposées à l’équipe gouvernementale, certaines plus accessibles que d’autres. On peut souhaiter qu’elle ne se laisse pas influencer pour tenter un coup médiatique intellectuellement séduisant, mais économiquement stérile. Parmi les orientations prometteuses, je souhaite attirer son attention sur les industries de la simulation. Qui dit simulation dit applications de la réalité virtuelle, de la réalité augmentée. De fait nous parlons d’une « technologie générique ». Pourquoi générique ? Parce que la Réalité Virtuelle peut être considérée comme une technologie de rupture, elle impacte tous les secteurs d’activités connus. La simulation aura en outre de profonds retentissements socio-économiques
En mai 1996, j’écrivais sans grand succès que nous « assistions- sans chercher à en profiter - à la naissance des industries de la simulation qui seraient au XXIe siècle ce que l’automobile avait été au XXe siècle ». Peut-être avons une chance de nous faire entendre aujourd’hui. Nous savons que la société du XXIe siècle fonctionnera dans un univers où le signe simulera le réel. La création de l'illusion va devenir le mode dominant de la compréhension du réel, du sens caché des choses, du partage économique des savoirs et du travail à distance. Les ordinateurs et les réseaux nous permettent de manipuler, de façonner, à moindre coût, le matériau essentiel du multimédia, la virtualité. Grâce aux industries nouvelles de la simulation, l'abstrait devient concret, l'invisible, visible ; l'objet façonné est numérisé et transite longuement dans des ordinateurs avant d'être fabriqué. La simulation est devenue un facteur de productivité industrielle. Dans la fabrication du 777, premier avion de Boeing à avoir été entièrement conçu par utilisation intensive de la simulation, on a évité ainsi la construction de plusieurs milliers de maquettes en aluminium. Ce procédé de maquettage virtuel est aujourd'hui appliqué par Renault qui pratique "l'emboutissage virtuel". Dassault Systems France est un des leaders mondial de ces applications du « PLM »[1]. Dans l’industrie pharmaceutique et chimique, dans la génétique, les découvertes à venir s'appuieront, et de plus en plus, sur de véritables cobayes virtuels qui faciliteront la recherche. L'apprentissage passe par la simulation informatique des faits et des situations passés ou prévisibles. Des scientifiques du monde entier utilisent désormais la simulation pour des recherches sur les rhumatismes, les mutations immunologiques, la vie artificielle. Des ateliers logiciels de la "virtualité" engendrent une nouvelle industrie de composants numériques multimédias. L'enjeu est de faire baisser le coût de fabrication des logiciels-objets en permettant la réalisation de microcomposants numériques interfaçables. Aussi, de même qu'il existe toute une industrie de composants mécaniques et électriques, il existera une industrie de composants, de biens numériques et de simulations d’environnement de travail[2]. La demande se développe de façon considérable. W. Industries, entreprise spécialisée dans la fabrication de virtuality machines, basée à Leicester (Grande-Bretagne), prévoit que la moitié de ses revenus sera le fait d'applications de la simulation pour l'industrie. Grâce à ces fournisseurs de "réalité virtuelle", il sera possible non seulement de réduire le coût des prototypages, mais aussi ceux des études de marchés. Les applications de la réalité virtuelle au commerce électronique favoriseront la vente à distance. Des visiteurs du dimanche se promèneront dans des univers simulés qui présenteront des équipements, des agencements d'appartements, des produits, qui seront parfois encore au stade de l'étude et du prototypage. Grâce à la modélisation numérique, des entreprises téléporteront leurs produits sous forme numérique afin de réduire leurs coûts commerciaux, de stockage et de fabrication. Les applications de la simulation vont permettre d'utiliser des interfaces hommes-machines nouveaux, considérés comme plus naturels et d'utilisation plus aisée que les terminaux traditionnels. L'homme de maintenance du futur n'utilisera pas un terminal classique mais des lunettes spéciales ; elles lui permettront de voir son plan de travail et le graphique de montage de l'équipement sur lequel il travaille ; ainsi que de recevoir des commentaires sonores afin de réparer dans les meilleures conditions. Le bureau virtuel ou digital desk projettera des images des documents sur lesquels on désire travailler. Des capteurs saisissent les mouvements des doigts qui manipulent des objets et des documents simulés. Les espaces de travail partagés à distance font l'objet d'intenses recherches qui facilitent les applications de la téléprésence. De nombreux autres marchés sont en train d'émerger, notamment dans l'enseignement, la téléformation en mode virtuel mais aussi dans les domaines des neurosciences. Les études de cas deviennent des exercices de simulation sur informatique avec le développement des serious games[3]. Le MIT Sloan School of Management a construit avec des données réelles, à partir de l'histoire de la compagnie aérienne disparue People's Express, un grand nombre de modèles prévisionnels. Les étudiants cherchent le scénario qui aurait pu sauver la société. D'autres élèves, chirurgiens ceux-là, utilisent le système Adam développé en Géorgie, Etats-Unis, formidable banque d'images interactives, accessible par réseau, qui leur permet de s'entraîner à la chirurgie virtuelle.
Les représentations simulées de la réalité dans les domaines des loisirs et des jeux interactifs, dont on parle le plus, représentent environ un tiers du marché. Ce qui a longtemps masqué auprès du grand public la multiplicité infinie des applications pratiques de la réalité virtuelle. Bientôt des milliards de clones virtuels, des images de personnages fictifs associés à des personnes réelles vont circuler, étudier, s’informer ou s’amuser dans notre planète numérique au prix d’une consommation matérielle et énergétique minime. Si ce transfert vers les industries numériques n’avait pas lieu, notre demande d’énergie augmenterait de 10% par an pour la seule logistique des transports en général. Les expériences de « présence virtuelle » ou simulée dans ces mondes cybernétiques se multiplient à toute allure. Au rythme actuel, plus d’un milliard d’internautes incarnés par des avatars auront migré dans des univers simulés avant la fin de la prochaine décennie. Les grandes marques s’y affichent déjà et les applications de simulation de la réalité explosent sous des formes les plus diverses ; concerts virtuels, conférences de presse, plan média incorporant des images flash dans des salles virtuelles, ballades dans des catalogues interactifs, téléréunions entre avatars, commerce d’images animées, l’imaginaire est augmenté, incarné par des images sonores et rendues vivantes voire interactives selon des situations envisagées d’avance. Reuters Atrium s’est installé comme agence de presse dans Second Life pour en rapporter les évènements essentiels. Dell y pousse ses usines virtuelles en s’appropriant
Dell Island et IBM y a lancé sa première conférence de presse simulée. Wells Fargo y teste des concepts de banque virtuelle par le biais de jeux financiers afin de former ses futurs cadres. La chaîne de prêt à porter "American Apparel" explore la production personnalisée via son magasin virtuel tout en testant le buzz marketing sur la Toile. Pontiac a lancé un concours d’architectures virtuelles en attendant sans doute de lancer un concours de développement d’une nouvelle voiture. Tout un paquet d’humanoïdes, considérés comme des barjots par beaucoup, sont en train d’inventer la société du futur dans laquelle la France n’investit pas assez. Qui peut encore ignorer qu'une fabuleuse industrie est en train d'émerger ? Industrie qui atteindra son apogée dans les deux décennies à venir et mobilisera un important savoir-faire dans ces différentes filières. L'informatique de simulation nécessitera des expertises et des budgets inaccessibles à beaucoup d'entreprises, Elle implique un savoir-faire et des moyens qui coûtent chers. Il faudra les acheter, acheter de l'ingénierie, acheter de la puissance de simulation à des entreprises spécialisées dans ce type nouveau de facilities management qu’est le cloud computing[4]. Un marché est en cours de formation. Il sera sans doute d'un ordre de grandeur comparable à celui, actuel, de l'automobile pour les régions du monde qui auront su se doter des compétences nécessaires. La question n'est pas : y a-t-il un marché ? La question est : Les entreprises françaises sauront-elles en profiter ?
Denis Ettighoffer
[1] DS fournit un environnement collaboratif 3D dont l’objectif est de concevoir des produits virtuellement, de gérer leur cycle de vie et de simuler les processus de fabrication pour les produire. http://www.3ds.com/fr/solutions
[2] http://www.new3s.com/default.asp?MenuActive=1
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Serious_Game
[4] http://fr.wikipedia.org/wiki/Cloud_computing
*Denis Ettighoffer est consultant en organisation et management , il est spécialiste de l'impact des TIC sur les organisations, il a fondé en 1992 Eurotechnopolis Institut, société qui étudie les enjeux associés aux nouvelles technologies et au développement de l'innovation organisationnelle.
Son dernier ouvrage "NetBrain Planète Numérique, les batailles des Nations savantes" (Dunod-2008) a reçu le prix du livre de l'économie numérique (voir notre interview autour du livre : Partie I,Partie II).
Il est par ailleurs l'auteur d'un dizaine d'ouvrage parmi lesquels :
- Mét@-Organisations,
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16.04.2009
Personal Branding - La conférence d'Olivier Zara en video
Voici enfin les 6 vidéos de la conférence d'Olivier Zara le 31 mars dernier lors de son passage dans l'hexagone et dans le cadre des petits déjeuner de l'AFEIT.
Armé de ma caméra et m'adaptant à la contrainte du lieu, je vous livre l'intervention selon deux lectures possibles :
Une version courte de 15 minutes, une version longue mais thématisée découpée en 6 vidéos.
ERRATUM : dans les videos qui suivent il y a une erreur dans le lien vers l'AFEIT: le bon lien est http://www.afeit.asso.fr
VERSION COURTE (15 minutes)
VERSION LONGUE
Video 1/6 : Introduction au Personal Branding
- Qu'est ce que le Personal Branding
- Les enjeux
- Pour quoi faire ?
- Le but à atteindre
- une démarche en 3 parties
Video 2/6 : Mieux vous connaître, Connaissance de soi.
- Quelle est que votre identité professionnelle
- Les composantes de votre marque personnelle
- Mieux vous connaître
Video 3 / 6 : Mieux vous faire connaitre
- L'impact de votre vie numérique
- Identité et réputation numérique
- Boite à outils identité numérique
- Liens commerciaux
- Le blog : l'outil par excellence du Personal Branding
- L'identité...numérique ?
- Visible ou invisible ?
Video 4 / 6 : Vous faire reconnaitre, gérer votre réputation professionnelle.
- La réputation ?
- Les supports de votre marque personnelle
- La boite à outils Réputation numérique
Video 5 / 6 : Réputation numérique
- Pourquoi surveiller sa réputation numérique
- Surveiller votre réputation
- Comment surveiller sa réputation ?
- Défendre votre réputation
Video 6 / 6 : Conclusion et perspectives
- Etes vous une personne à risque ?
- Quand faut-il se défendre ?
- Comment se défendre ?
- Prudence
- Un changement par rupture
- Conclusion : Etes vous prêt pour le futur ?
Pour en savoir plus sur le Personal Branding (actualités, conférences, formations,...), visitez le blog d'Olivier Zara : http://www.reputation.axiopole.info/
13:52 Publié dans - Evènements, - Internet, Web2.0, - Livres du moment, - Marketing-Communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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31.03.2009
Personal Branding, une interview d'Olivier Zara
A l'occasion de son passage en France, pour une série de conférences, mon ami Olivier Zara m'a accordé une interview sous le soleil breton (oui, oui il fait beau en bretagne ), autour de son dernier livre "Réussir sa carrière grâce au Personal Branding" (Edition Eyrolles), déjà évoqué précédemment .
Olivier Zara est un auteur, blogueur et entrepreneur, expert reconnu du Web 2.0, des réseaux sociaux et du Personal Branding (identité et réputation numériques). Concepteur d’applications Web pour les entreprises (eTeam Management, Concertation 2.0, Values Synergy System) et pour le grand public (CV 2.0, Positive Synergy), il est également auteur de trois précedents livres : Le Management de l’intelligence collective, M21 Éditions, 2e éd., mai 2008 ; le Guide pratique de l’intelligence relationnelle, Axiopole, juillet 2007
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