22.11.2010

Social learning et pratiques collaboratives

Thierry de Baillon et Frédéric Domont  cofondateurs de l'agence Social learning: une agence conseil en organisation et en stratégie collaborative, m'ont accordée une interview, ils nous éclairent dans cette interview  en deux parties, sur ce qu'est le social learning, sur quelques idées reçues concernant la collaboration et en quoi la confiance est fondamentale pour envisager de collaborer.


12.10.2010

Le télétravail, une reconnaissance lente mais un potentiel énorme

Nous relayons ici notre interview vidéo en deux parties de Xavier de Mazenod, initiateur et porteur du projet Zevillage.
Vous pouvez consulter la source original et notre article attenant ici :
http://blogs.orange-business.com/live-france/2010/10/le-t...

 

24.06.2010

Culture trans-canal pour démultiplier votre impact sur les medias sociaux

Rassurez vous il ne s'agit pas de lancer un nouveau mot à la  mode ni de faire du socialwashing avec le terme "trans-canal" mais simplement de s'interroger lorsque on est une marque sur la nécessité, encore une fois, de penser en terme d écosystème de présence et d'(inter)actions sur Internet avec en majeur les médias sociaux.
On constate encore trop souvent des effets tunnels où chaque canal est alimenté tel un silo qui ne communique pas avec les autres. Cas typique un site Corporate totalement imperméable et sans connexions possibles ou apparente avec des médias sociaux sur lesquels par ailleurs la marque peut-être présente du fait d'initiatives éparses dans un grand groupe,

Sauf motifs spécifiques, des renvois systématiques d'un espace Web à l'autre , même a minima (via un lien ou un connecteur) ne sont pas systématiquement mis en place; le multi canal n'est pas le trans-canal, dans la première optique les espaces restent compartimentés sans articulations et cohérence, nous sommes dans la juxtaposition / disjonction;  dans le second une fluidité et cohérence de transition s'opère via ces connecteurs et attributs identifiants de la marque (éléments de charte graphique...)...


Lire la suite

05.02.2010

La lente infiltration des usages et des médias sociaux en entreprise

Mon dernier article à lire sur le blog de blogAngels : La lente infiltration des usages et des médias sociaux en entreprise

Extrait:

Même si l’intensité et les modalités diffèrent dans l’histoire des idées, des hommes et des organisations, communiquer, échanger, « faire lien », coopérer, collaborer, représenter, collectiviser… sont des verbes qui de tous temps ont défini sans doute une part de notre humaine condition et permis la survie de l'espèce.

Certains termes hérités d'ailleurs de la stratégie militaire (Sun Tzu...) ont forgé la pensée stratégique et le management d'entreprise à l'oeuvre aujourd'hui. L'entreprise se défend, lutte contre la concurrence, l'attaque ou est attaqué, chacun se dote d'un positionnement marketing, stratégique…  bref, c'est le cerveau reptilien voire limbique de l'entreprise qui s'exprime...

Lire la suite

 

30.09.2009

Les nouveaux comportements du consommateur sur les médias sociaux

Bien qu'il n'y a pas grand chose de nouveau pour qui est à jour des tendances,  voici une présentation des nouveaux comportements du consommateur, par Guillaume Simon et Mathieu Cherreau (Yeasty mobs)

13.10.2008

Le Web 3D collaboratif

PP.jpg

 

Une contribution de Philippe Peres*

 

Le web 2.0 et le web 3D  qui lui fera suite ne sont que les préludes de changements sociétaux plus importants.

Nous sommes sans doute à l’aube de profondes mutations de nos sociétés occidentales modernes avec des conséquences au niveau de l’organisation du travail (travail collaboratif), du social (réseaux sociaux) et du politique (démocratie participative) qui devraient au final donner une plus grande liberté de choix à l’individu (fin de la société de consommation et de la société de masse, passage à la société de la connaissance et de l’intelligence collective).

Mais les changements de paradigmes socio-économiques se font aussi souvent dans la douleur car la résistance au changement est bien là.

INTERNET EVOLUTION.JPG

C’est dans cette logique d’innovation sociale qu’il faut imaginer des outils collaboratifs qui ont un potentiel de changement des pratiques. La tâche est ardue, les résistances sont nombreuses, mais au final le projet est vraiment porteur :

E-learning d’abord pour changer les apprentissages en replaçant l’individu au cœur du savoir et en lui donnant la maîtrise de ses savoirs, Travail collaboratif et réseaux sociaux ensuite pour replacer l’individu au cœur des pratiques sociales (travail, loisir, consommation).

Sans oublier bien sûr la dimension politique qui donne sens à ces mutations, car que faire de cette plus grande liberté de choix qu’apporte la technologie ? C’est là qu’on peut rejoindre aussi le concept d’éco-innovation, de l’innovation orientée développement durable.

Ces outils sont web et 3D. Pourquoi ?

D’ici moins de 5 ans, en allumant votre ordinateur, sous Linux, Windows, Mac ou tout système d’exploitation, ou Web OS, vous accéderez à un bureau virtuel en 3D à partir duquel vous pourrez lancer différentes applications et accéder à des environnements web en 3D temps réel.

Car la 3D temps réel n’est pas seulement réservée au domaine du jeu, comme on pourrait le penser au premier abord. Elle permet aussi de développer de nouveaux environnements de travail collaboratifs (réunion à distance en web conférence, formation en classe virtuelle), de e-commerce (boutiques et galeries commerciales virtuelles) ou de réseaux sociaux d’expression et de partage (espaces personnels 3D) …des applications tant professionnelles que grand public qui reposent sur la 3D et la collaboration en temps réel.

La 3D est là pour apporter une dimension supplémentaire (un supplément d’âme) plus esthétique mais aussi et surtout pour permettre un accès plus immédiat à du contenu multimédia : c’est l’idée d’ « image habitable », telle qu’exposée par Sylvain HUET et Philippe ULRICH : « Habiter une image, c’est comme habiter une maison : on y entre, on y reçoit, on y partage, on y travaille, on s’y repose, on la construit, on l’emménage, on l’agrandit, on la range, on la dérange. La seule différence, c’est que l’image qu’on habite n’a pas de matérialité, ou plutôt sa matérialité est changeante : tel mur n’est pas constitué de ciment, mais se trouve être une parcelle de surface magnétique quelque part sur un disque dur, mais aussi quelques transistors d’un ordinateur, mais aussi quelques états électriques d’un câble coaxial, et pour finir quelques électrons dans le tube cathodique de votre moniteur. Réel ou virtuel, là n’est plus la question, car tout ce que vous faites dans cette image, c’est-à-dire tout ce que vous communiquez dans cette image est bien réel : ce que vous faites aux autres, ce que vous dites aux autres est aussi réel que si vous utilisiez un support matériel. On parle souvent de “l’âme d’une maison”, en évoquant en fait les traces que les habitants et les visiteurs y laissent. Il en est de même pour l’image qu’on habite : elle est marquée par la vie qui s’y organise. »

On l’aura compris, ces environnements web 3D sont donc de vrais lieux de vie, multiutilisateurs, des environnements riches, conviviaux, multimédia et qui donnent véritablement sens à l’idée de convergence (voix, données, images). La 3D n’étant qu’une fonction parmi d’autres (car l’environnement 3D est le contexte naturel des échanges et des rencontres) telles que des fonctions réseau, audio, vidéo, web, sql…nécessaires à la mise en place de solutions collaboratives en ligne.

Ces environnements s’inscrivent dans une logique « 2.0 », UGC (User Generated Content), à charge pour leurs occupants de les personnaliser et d’imaginer les modes de vies et d’interactions qu’ils pourront avoir en leur sein.

Des environnements qui font appel à de nouveaux « architectes du virtuel », des architectes soucieux d’écologie et de développement durable, des architectes soucieux d’esthétique mais aussi de sécurité informatique et du respect de la vie privée. Des architectes dont les compétences sont tant la maitrise des réseaux, de la sécurité, des bases de données et de la programmation que celle de la conception et du développement 3D, de l’animation d’avatars, du design 3D et du sens de l’esthétique.

Autour de ces environnements, c’est un véritable écosystème qui peut se mettre en place : implication de la communauté des développeurs et des infographistes 3D pour designer et meubler ces mondes 3D, des sponsors et publicitaires pour financer les environnements grands publics ouverts, de partenaires pour commercialiser les environnements privatifs.

Les environnements virtuels collaboratifs ne remplaceront jamais les environnements réels et l’interaction humaine directe mais ils permettront surement de s’en rapprocher et d’offrir ainsi une meilleure qualité de vie, une plus grande facilité de communication, d’interaction et de collaboration entre personnes distantes, plus de souplesse et d’autonomie au travail, des possibilités nouvelles d’apprendre de développer et de partager ses connaissances.

La société de la connaissance et de l’intelligence collective (au service d’individus plus libres et plus responsables) qui est notre futur à tous repose sur une nouvelle économie de l’immatériel, sur des innovations orientées développement durable, mais aussi sur ces technologies collaboratives et temps réel, et sur les architectes du virtuel qui les bâtirons en vue d’un monde meilleur.


Philippe Peres

*Philippe Peres est Président de I-Maginer
Voir une illustration vidéo sur : http://www.youtube.com/watch?v=sv-aRyKc7aA